Le billet vert. Y a-t-il des perturbateurs endocriniens dans l'air ?

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L’étude de l'association Générations Futures qui paraît aujourd'hui montre qu’il y a un nombre important de molécules à risque dans l’air.

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L’association Générations Futures publie mardi 18 février un rapport dans lequel elle pointe la présence de perturbateurs endocriniens dans l’air en France. Il s’agit de pesticides, dont certains sont interdits en Europe.

C’est le résultat de l’exploitation d’une base de données qui est est accessible depuis à peine deux mois. Elle agrège 15 ans de mesures de l’air. Elle a été réalisée par le réseau des associations qui surveillent la qualité de l’air Atmo. Les pesticides ont été identifiés à la campagne et dans les villes. Une pollution dans l’air qui s’additionne à celle des voitures, du chauffage et des industries.

Générations Futures a identifié dans cette base les molécules à risque, celles qui sont répertoriées comme perturbateurs endocriniens ou potentiellement cancérogènes. L’association avait déjà fait ce travail dans l’alimentation et dans l’eau. Elle l’élargit au domaine de l’air.

57% de substances suspectées d’être perturbateurs endocriniens

Sur la seule année 2017, sur les données collectées dans six bassins : le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, la région Centre-Val-de Loire et la Corse, Générations Futures identifie 57% de substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, 27% de substances suspectées cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques. Et un tiers de produits pesticides interdits aujourd’hui en Europe. Ce qui interroge sur la persistance et la diffusion des pesticides. Les quantités décelées sont à l’échelle du nano-gramme, c’est-à-dire mille fois moins que le microgramme.


La base de donnée n’a pas la valeur scientifique d’une étude. La recherche et l’analyse des molécules peuvent changer d’un secteur à l’autre. Par ailleurs il n’existe pas en France de valeur réglementaire des pesticides dans l’air. Il n’y a pas non plus de plan de surveillance. Mais l’étude de Générations Futures montre qu’il y a un nombre important de molécules à risque dans l’air. Et les scientifiques estiment que pour les perturbateurs endocriniens, ce n’est pas la quantité de produit, mais la fragilité des personnes exposées qui crée le risque. C’est donc un tableau préoccupant.

On attend maintenant les résultats d’autres travaux. Ceux de l’Ineris et de l’Agence de sécurité sanitaire. Ils ont terminé une campagne de mesure sur les pesticides et les résultats devraient être connus avant cet été.

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