Le billet vert. Nina Chini, cheffe du bureau changement climatique au ministère de la Transition écologique : "Les pays ont jusqu'à fin 2020 pour rehausser leurs ambitions. On est dans les temps."

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Le billet vert est consacré tout l’été à la façon dont nous vivons avec le changement climatique. Les effets sont de plus en plus sensibles. Les scientifiques prévoient une accentuation dans les années qui viennent. Et cela affecte tous les pans de notre société. 

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Chaque année le rendez-vous pour faire face au changement climatique, c’est la COP. Qui sont les négociateurs qui tentent de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la planète ? Etienne Monin a rencontré Nina Chini. Elle est la cheffe du bureau changement climatique au ministère de la Transition. C'est elle qui négocie pour la France dans les conférences internationales sur le climat.

Nina Chini est la main invisible des accords de Paris. Elle est loin d'être la seule à travailler en coulisses pour l'ambition climatique au niveau international mais elle a un rôle central. Elle participe à la coordination de l'équipe interministérielle d'une trentaine de personnes qui négocient pour la France au nom de l'Europe lors des COP, les conférences annuelles pour le climat censées garantir l'ambition des accords de Paris.

Nina Chini a participé à deux COP. Les rendez-vous de 2019 et 2020 ont été marqués par des situations de blocage. Il n'y a pas eu d'accord sur les règles du marché carbone entre États et pas de dynamique sur les nouvelles ambitions des pays qui auraient dû être déclarés de cette année. Pour autant, la cheffe du bureau climat estime que les accords de Paris ne sont pas menacés. Le report de la prochaine COP pour cause de Covid rallonge selon elle le délai pour afficher les nouvelles ambitions, clef de voûte de ces accords : "Les pays ont jusqu'à fin 2020 pour rehausser leurs ambitions. On est dans les temps. Le message que l'on fait passer au niveau de la France et de l'Union européenne, c'est que le calendrier doit être maintenu. Aujourd'hui, on a 10 pays qui ont publié leur contribution déterminée au niveau national, c'est donc peu. Les autres y travaillent. Inévitablement ce serait un très mauvais signal que d'avoir un faible nombre de pays d'ici la fin de l'année qui rehaussent leurs ambitions," souligne-t-elle.

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