Le billet vert. Les entreprises investissent dans la compensation carbone volontaire

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Le billet vert consacré tout l’été à la façon dont nous vivons avec le changement climatique. Ses effets sont de plus en plus sensibles et les scientifiques prévoient une accentuation dans les années qui viennent. Et cela affecte tous les pans de notre société...

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Aujourd’hui, les entreprises ouvrent les yeux sur leur responsabilité. Pour tenter de réduire les émissions de gaz à effet de serre, certaines d’entre elles investissent dans des projets vertueux. Ce qui est assez incroyable avec les gaz à effet de serre, c’est que c’est à la fois une pollution et une valeur financière. Dans le monde plusieurs marchés ont été créés. On les appelle les marchés carbone : il y en a un en Europe, aux États-Unis et notamment en Corée du sud.

Financer des projets vertueux

À côté de ces marchés institutionnels, il y a un autre type d’investissement à la fois confidentiel et prometteur d’après les spécialistes. C’est ce qu’on appelle la compensation carbone volontaire. Le principe c’est d’éponger les rejets de CO2, en finançant des projets vertueux, pour améliorer le bilan d’une entreprise. Gérard Maradan dirige Ecoact, l’un des acteurs principaux de la compensation carbone : "Les entreprises ont mis au point une stratégie climat qui consiste à réduire leurs émissions massivement sur le long terme. Et ce qu'elles n'ont pas réussi à réduire, à le compenser en investissant  dans des projets qui vont éviter les émissions de gaz à effet de serre." La mesure, c’est la tonne de CO2. La tendance, c’est que ça monte. Fabrice Lesaché est patron d’Aera. Il fait le lien entre les entreprises et les projets : "L'année dernière on a vendu à peu près 650 000 ou 660 000 tonnes équivalents en CO2 évitées.''

Cette année, on projette d'en vendre 1,2 million de tonnes. Il y a quand même un phénomère exponentiel parce que la demande est exponentielle, justement.

Fabrice Lesaché

à franceinfo


La compensation volontaire a été encouragée par les accords de Paris et la préssion montante des opinions publics. Les secteurs de l’aviation, de l’informatique des cosmétiques notamment ont investi.  Mais ça marche sous condition dit Nadia Boglien de L’Ademe, l’agence de maitrise de l’énergie : "Un des premiers problémes de la compensation volontaire aujourd'hui, c'est sa crédibilité. Il faut déjà être sur que l'entreprise a tout fait pour éviter de polluer, réduire de l'autre côté de la chaîne, choisir les projets pour la compensation, mais il faut s'assurer que ces projets sont pérennes dans le temps et vont effectivement nous permettre de compenser un certain nombre de tonnes de CO2." La compensation représente 100 millions de tonnes de carbone dans le monde. Elle subit des critiques. Son efficacité dépend de l’encadrement et du prix fixé pour les émissions qui peut aller de 1 à 10.

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