Le billet sciences. Plusieurs centaines d’éléphants meurent mystérieusement au Botswana

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C’est une véritable hécatombe qui est en train de se produire au Botswana. Les scientifiques tentent de comprendre quel mal les prend.

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C’est un rapport de l'ONG Elephant without Borders qui a mis le feu aux poudres cette semaine. Elle affirme avoir relevé des témoignages sur la mort de plus de 350 pachydermes dans le delta du fleuve Okavango, au Botswana. Les responsables des parcs nationaux reconnaissent en effet en avoir trouvé près de 200. Il y a même des images satellites impressionnantes d’éléphants écroulés sur le sol, tombés la tête en avant comme s'ils étaient morts subitement.

Les scientifiques travaillent sur plusieurs hypothèses sur la base de ce que certains habitants proches des éléphants ont relaté. Ils parlent d’animaux désorientés qui tournent en rond avant de s’effondrer. Les chercheurs pensent donc que les pachydermes souffrent des troubles neurologiques avant de mourir. Ils cherchent donc du côté d'un empoisonnement naturel lié à l’anthrax présent dans le sol ou encore au Covid. Mais cela semble peu probable au directeur des parcs. Les autorités viennent de faire des prélèvements de sang et attendent les résultats d’analyses qu’ils ont envoyées en Afrique du Sud mais aussi au Canada.

La plupart des animaux sont morts déjà depuis plus d’un mois, mais d’autres semblent encore mal à point. Cet épisode de mortalité massive n’est pas encore fini. Les seules fois où ils ont vu de grosse hécatombe chez les éléphants c'était plutôt au moment de longues sécheresses mais là, ils sont face à un mystère.

Des empoisonnements par des braconniers : une piste peu probable

Les avis divergent sur la possibilité de braconnage par empoisonnement. D'abord parce que certains éléphants ont été retrouvés avec leurs précieuses défenses. Pourquoi empoisonner les pachydermes si ce n’est pas pour récupérer leur ivoire? Mais les zones de l’Okavango ne sont pas facilement accessibles, les victimes auraient donc pu échapper à leur braconnier.

En plus, visiblement, cette mystérieuse maladie touche les mâles comme les femelles, les jeunes comme les vieux. Déjà, en 2013, des braconniers avaient utilisé du cyanure pour empoisonner les éléphants mais il y avait eu des dommages collatéraux chez les lions ou les vautours, par exemple, au Zimbabwe. Le Botswana prend les choses au sérieux, lui qui abrite un tiers de la population des 135 000 éléphants d’Afrique.

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