En 2020, les quinze plus grosses catastrophes climatiques ont coûté plus de 120 milliards d'euros

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Un rapport de l'ONG Christian Aid évalue les dégâts financiers, mais aussi humains, de quinze événements climatiques de l'année 2020. 

La tempête Bella, première tempête hivernale en France, n'a rien à voir avec les événements climatiques extrêmes qui ont marqué l’année 2020 dans le monde. Le rapport publié aujourd’hui par l'ONG britannique Christian Aid estime que les principales catastrophes ont coûté plus de 120 milliards d’euros. Et encore, ces chiffres sont sous-estimés puisqu’elle les a collectés à partir des données de l’ONU et de rapports scientifiques principalement sur des biens assurés. Or, dans beaucoup de pays en développement, les propriétaires de maisons inondées ou de voitures emportées n’ont pas toujours d’assurance. Il n’y a pas de fonds de solidarité nationale en cas de catastrophes naturelles pour indemniser les agriculteurs dont les récoltes ont été dévastées par exemple par des criquets, comme en Afrique de l’Est cette année, contrairement à ce qui se passe en France après des sécheresses ou des inondations.

Une saison des ouragans record en Atlantique Nord

Ce qui est un peu dérangeant avec ce rapport c’est qu’il donne les coûts financiers, assurantiels en dollars mais aussi les coûts humains : le nombre de morts, de personnes déplacées. Par exemple, les inondations en Inde ont tué plus de 2 000 personnes mais coûté 10 milliards de dollars, alors que celles en Chine ont emporté dix fois moins de vies mais coûté trois fois plus cher pour les biens.

Si on parle en coût financier, la saison des ouragans a battu cette année des records aux États-Unis et en Amérique centrale avec plus de 40 milliards de dollars de dégâts. Un seul événement météo peut donc avoir un coût très élevé dans les pays développés comme la tempête Alex qui a fait près de 3 milliards d’euros de dégâts et tué 16 personnes, notamment dans la vallée de la Roya en France.

Montrer le coût du changement climatique

Ce rapport pointe donc que dans les pays pauvres, ce sont beaucoup de vies de perdues, alors que les habitants polluent peu le climat. Et dans les pays développés, ce sont aussi des dégâts qui augmentent. Le rapport a ciblé les tempêtes, inondations, ouragans, typhons, canicules, incendies... Tout ce que les experts scientifiques pointent comme allant devenir plus intense ou plus fréquent dans un climat plus chaud à la fin du siècle. Par exemple, en Australie, les risques d’incendies seront 30% plus élevés selon l’Organisation météorologique mondiale.

Même le phénomène d'invasion de criquets a un lien avec le climat, comme l'intensité inhabituelle des pluies en Afrique de l'Est. Le Programme de l’ONU pour le développement (PNUD) a décidé d'intégrer la pression sur l'environnement dans son indice de développement humain. Il estime que le défi dans cette décennie qui s’ouvre est de poursuivre le développement humain sans avoir d’autant d’impact sur la planète pour ne pas avoir à choisir entre sauver les arbres ou sauver les peuples.

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