44 fausses couches se produisent chaque minute dans le monde

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Plus de 15% des grossesses dans le monde chaque année se terminent par une fausse couche. Selon un rapport publié dans la revue médicale "The Lancet", ce n'est parce que c'est fréquent, qu'il faut minimiser cet événement pour les patientes qui le vivent. 

Chaque année, 15% des grossesses dans le monde se terminent par une fausse couche. Un chiffre tiré du rapport publié cette semaine dans la revue médicale The Lancet et qui réclame aussi une meilleure prise en charge des femmes dans cette situation. Selon une des études qui composent ce rapport, il y a toutes les minutes, 44 fausses couches qui se produisent dans le monde. 23 millions sur les 130 millions de grossesses qui ont lieu chaque année. Un chiffre impressionant mais pour les médecins, la situation est si fréquente, qu'ils en minimisent parfois les conséquences. Pour eux c’est le signe que la nature fait bien les choses, que le corps élimine l’embryon qui n’aurait pas pu se développer normalement. Mais pour les couples et en particulier les femmes qui le vivent c’est une douleur, un deuil, un sentiment de culpabilité. Dans ce rapport, plusieurs spécialistes estiment qu'on ne peut pas rester dans cette situation notamment sans donner d’explication médicale aux patientes.  

En général ce qui provoque la fausse couche est une malformation chromosomique du fœtus mais le rapport détaille aussi d’autres facteurs de risque: l'âge de la mère avant 20 ans ou après 35, et dans une moindre mesure celui du père compte aussi quand il a plus 40 ans. Même chose avec l'indice de masse corporelle s'il est trop faible ou trop élevé. La consommation de tabac, d’alcool, le travail de nuit, l’exposition à la pollution de l’air et aux pesticides ont aussi été identifiés par les auteurs de l’étude dans cette liste des risques. Il s'agit d'explications pour les fausses couches qui se déroulent dans le premier trimestre de grossesse et qui vont concerner une femme sur dix mais il y a aussi des fausses couches plus rares qui se déroulent dans le deuxième trimestre ou des fausses couches à répétition (1% des femmes sont concernées). Dans ce cas là, les médecins doivent prescrire des examens complémentaires pour vérifier si la patiente n'a pas d'autres problèmes comme une maladie auto-immune, des troubles de la thyroïde ou des carences. 

Meilleur suivi médical et psychologique des patientes

Pour les auteurs de ce rapport comme le professeur Siobhan Quenby: faire comme si une fausse couche c'était normal et garder le silence n’est plus une option. Il préconise le droit à un soutien psychologique pour les patientes à une meilleure formation du personnel soignant notamment lorsqu'il annonce la fausse couche à quelqu'un. La patiente doit aussi être informée des différents traitements médicamenteux ou chirurgicaux qui sont possibles parce qu'une fausse couche cela peut aussi provoquer une infection. Enfin harmoniser le suivi de grossesse en réduisant les inégalités entre les pays mais aussi entre milieux urbains et ruraux où il y a beaucoup moins d’appareils d'échographie. Selon l'étude en Afrique subsaharienne, 30% des femmes en ville ont eu accès à une échographie obstétrique alors que dans les zones rurales, elles ne sont que 6%.
 

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