Le billet sciences. Le numérique : une présence intime dans les élections, les pandémies ou les attentats

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Les élections américaines et le reconfinement qui ont occupé le devant de l'actualité ces deux dernières semaines ont en point commun l'importance prise par le numérique, ses menaces et ses opportunités dans le monde d'après. 

Avec le premier confinement, nous avons montré notre capacité à basculer, en un week-end, du "présentiel" au "distanciel", grâce au numérique. La moitié de l’humanité est aujourd’hui connectée, une vitesse de diffusion impensable il y a 10 ans encore.

Un numérique à la fois indispensable et limité

Mais c’est devenu pour beaucoup le seul lien avec l’extérieur. Henri Verdier, ambassadeur de France pour le numérique précise : 

"Il y a un numérique humble, quotidien, invisible, mais qui s’est révélé indispensable. C’est grâce à des solidarités intrafamiliales, de voisinage, une permanence de l’accès à la culture, de l’humour sur les réseaux sociaux qu’on a tenu."

Mais cette crise a aussi montré les limites du numérique dans nos vies et le besoin d’une présence physique et matérielle dans de nombreux domaines comme le médical. 

C’est d’abord une baffe et une humiliation pour le numérique arrogant, ceux qui disaient : c’est bon, tout est fini, avec le big data, la blockchain, l’IA, on va tout changer. Ils ont découvert qu’ils n’avaient pas réponse à tout. 

Henri Verdier, ambassadeur pour le numérique

Les opportunités et les risques d’une civilisation entièrement numérique 

Les opportunités sont, entre autres, l’accès à la culture, l’information, la recherche collaborative, la médecine à distance, etc. Mais les risques sont légions tels la cybercriminalité, l’endoctrinement, les appels à la haine et les attentats comme conséquence. Et que dire des "fake news" ou de l’influence sur les élections, chers à Donald Trump ? 

On a une cybercriminalité qui monte, le business des rançongiciels qui vous prennent en otage en fermant votre système, ce sont des dizaines de milliards de dollars par an. Il va falloir mobiliser des forces internationales pour contrer cela. 

Henri Verdier

Ce business atteint même l’espace, avec les dizaines de milliers de satellites envoyés, entre autres, par Elon Musk de SpaceX ou Jeff Bezos d’Amazon. La main mise d’une ou plusieurs personnes sur un cyberespace est une vraie question.

"Ça serait une infrastructure d’un bien public essentiel, ce n’est pas ça le modèle qu’il faut pour l’Afrique par exemple. Il faut se rappeler qu’Internet était un bien commun au bénéfice de tous, et que c’était un outil d’émancipation. Il faut garder ça comme ambition." 

Le numérique, c’est comme toutes les nouvelles technologies, pour le meilleur et pour le pire !

Vous êtes à nouveau en ligne