Le billet sciences du week-end. L’Hyperloop : un train à 1000 km/h

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Le train du futur pourrait dépasser les 1000 kilomètres à l’heure, vitesse atteinte par une maquette il y a quelques jours en Corée du Sud, pendant qu’aux États-Unis des passagers sont montés à bord d’un prototype.

Le premier essai d’un prototype d’Hyperloop, ce train du futur qui pourrait dépasser les 1000 km/h, avec des passagers à bord s'est déroulé aux États-Unis, la semaine dernière. En Corée du Sud , une maquette de ce train supersonique a atteint les 1000 km/h. 

Un train dans un tube à vide

Elon Musk, fondateur de SpaceX et de Tesla, a imaginé l’Hyperloop : un concept de train en suspension dans un tube qui pourrait dépasser les 1000 km/h. Cela permettrait de relier Los Angeles à San Francisco en 30 minutes. Il existe déjà un train à sustentation magnétique, avec une vitesse d’exploitation de 400 km/h, entre l’aéroport de Shanghai et le centre-ville. Et Stéphane Gendron, fondateur de Transpod a relevé le défi.

On conçoit des véhicules qui ont la taille d’un wagon de train ou d’un bus et qui se déplacent à l’aide de systèmes magnétiques dans un tube, où on a enlevé la majeure partie de l’air, pour s’affranchir des contraintes aérodynamiques et atteindre des vitesses similaires à l’avion.

Stéphane Gendron, fondateur de Transpod

Plusieurs sociétés dans le monde visent le train du futur à très haute vitesse, comme Hyperloop One ou Hyperloop Transportation Technologies. Concurrents de l’avion entre des métropoles à moyenne distance, ils présentent de nombreux avantages : capsules partant à la demande, suivant le nombre de passagers, pas de bruit pour les riverains, liaisons entre les centres villes. On imagine ainsi un Toulouse-Paris en 28 minutes ! 

De nombreux défis

Préfiguration d\'un train rapide à sustentation dans un centre-ville
Préfiguration d'un train rapide à sustentation dans un centre-ville (TRANSPOD)

Les tubes ne doivent tolérer aucune déformation, même de quelques millimètres. Il faut penser à l’évacuation éventuelle de passagers en cas de problème. Le coût de l’infrastructure va de 20 à 80 millions d’euros du kilomètre, une belle marge d’incertitude. Enfin, la mise sous vide et la sustentation, notamment magnétique, étant très énergivores, il faut compter sur d’autres recettes pour rentabiliser le principe.

"On a rajouté des lignes de revenus supplémentaires, en plus des passagers : le fret, tout ce qui est commerce en ligne et la nourriture, ainsi que tout ce qui génère de l’énergie. On a plusieurs centaines de kilomètres de panneaux solaires, comme une centrale solaire", souligne Stéphane Gendron, président de Transpod. Ces transports à haute vitesse ne devraient pas voir le jour en exploitation avant 2030/2035.

Petites capsules urbaines pour les transports urbains et suburbains. Illustration
Petites capsules urbaines pour les transports urbains et suburbains. Illustration (SUPRAWAYS)

De petites capsules en hauteur pour les transports urbains

Une autre rupture technologique, disponible beaucoup plus rapidement pour les transports urbains et suburbains, est de faire circuler des cabines au-dessus des routes ou autoroutes, ce qui évite les emprises au sol, et se révèle moins cher en investissements et en exploitation que le tramway par exemple. Comme le projet de la société Supraways.

Nous sommes sur un projet de cabines de sept places, où les gens seront assis et attachés, à six mètres de hauteur au-dessus des espaces urbains. Ces cabines circulent sous une infrastructure très légère et intégrée et les véhicules seront autonomes et électriques.

Claude Escala, fondateur de Supraways

On pourrait imaginer, entre autres, que ces capsules aériennes puissent transporter rapidement, et en silence, des passagers de, et vers les aéroports : une belle vitrine de la technologie française en visant, espère Claude Escala, les JO de 2024. 

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