Un collégien aurait usurpé le profil de son proviseur pour trafiquer ses notes

Il n’a que 16 ans et pourtant, ce serait déjà un as de l’informatique. En usurpant l’identité de son chef d’établissement pour avoir accès à l’intranet du collège, il aurait revu à la hausse les notes de son bulletin.

Le carnet de liaison numérique a encore besoin d’être sécurisé. Car si les communications entre les établissements scolaires, les élèves et les parents se font aujourd'hui de manière numérique, ces plateformes très pratiques pour consulter toutes les informations communiquées par l’équipe pédagogique peuvent être l’objet de piratage. Après un piètre premier trimestre, un collégien de Castres est ainsi suspecté d’avoir "piraté" le compte de son proviseur dans le but d’augmenter artificiellement sa moyenne selon le site de la Dépêche du midi.

Tout débute fin novembre quand le principal d'un collège de la sous-préfecture tarnaise vient déposer plainte au commissariat pour un “accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données”. Le chef d'établissement a reçu plusieurs e-mails provenant du service informatique du rectorat, des courriels lui renvoyant ses codes d'accès à l'espace numérique de travail (ENT) et faisant suites à ses demandes. Sauf que le principal n'a jamais perdu ses codes d'accès à ce portail informatique et n'a fait aucune demande au rectorat. Il a donc suspecté un acte de piratage qui n'est pas sans rappeler le film "War Games", le premier film sur le hacking.

Les policiers du commissariat de Castres vont vite découvrir que ces demandes de code proviennent d’une fausse boite mail imitant l’adresse officielle du proviseur. Et les enquêteurs vont remonter jusqu’à un élève de 16 ans, scolarisé dans l’établissement en classe de 3e. Informé de l'identité de son apprenti-pirate, le principal s’aperçoit que la moyenne de l’élève s'est miraculeusement améliorée. De 8,76, elle est passée à 10,62. L’élève nie les faits et sa mère aurait évoqué un éventuel piratage de son propre ordinateur… L’élève devra quand même s’expliquer prochainement devant un juge des enfants.

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