"Super Mario Maker" : joue-la comme Mario

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Transformer les joueuses et joueurs en autant de concepteurs de jeux vidéo. C’est le pari insensé de la nouvelle production Nintendo. Son nom : “Super Mario Maker” à jouer exclusivement sur la console de salon WiiU.

Ce véritable atelier créatif aussi complet que ludique affiche deux visages. D’un côté, un Mario classique qui bondit de plateformes en plateformes en évitant les plantes qui crachent du feu ou les tortues ailées, des niveaux qui s’inspirent de quatre épisodes majeurs du plombier moustachu : Super Mario Bros. en 1985, Super Mario Bros. 3 en 1988, Super Mario World en 1990 et le plus récent New Super Mario Bros en 2006. Quatre univers comme autant de voyages dans le temps. Des sauts temporels qui se remarquent visuellement mais ils sont aussi palpables dans les mécaniques de jeu qui ont gardé leurs caractéristiques d’antan.

L’autre visage de Super Mario Maker , c’est un éditeur de niveau se présentant comme une sorte de logiciel graphique à l’ancienne, très coloré et surtout simple d’accès. Lui aussi permet à toutes et tous de se balader dans le temps au gré de ses humeurs. Super Mario Maker est-il pour autant un jeu vidéo musée ? Pas vraiment car ce Super Mario Maker transforme le joueur de 7 à 77 ans en concepteur de niveaux. La progression est lente, comme l’apprentissage. Mais les amoureux de Mario atteint du syndrome de fainéantise aiguë ne seront pas pour autant laissés sur la touche.

Ils peuvent en effet jouer aux niveaux imaginés par les autres joueurs du monde entier. Et c’est peu dire que l’imagination est au pouvoir. Entre le niveau où Mario avance tout seul ou celui où on l’oblige à rester petit pour passer la ligne d’arrivée, le sadisme dont font preuve les créateurs en herbe est sans limite. Un pur plaisir mondialisé. Loin de l’hommage poussiéreux destiné aux nostalgiques, Super Mario Maker sur WiiU s’avance comme un véritable temple de création dédié au héros Nintendo.

**Appréciation : 16/20

Le plus : la création pour tous, l'interface intuitive, la dimension communautaire, le fun, pas besoin de créer pour s'amuser

Le moins : il faut vraiment aimer les jeux de plateforme**