NovaNano : la start-up lyonnaise qui veut connecter le monde

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Deux Terriens sur trois n'ont pas accès à Internet. Un véritable enjeu économique mais aussi culturel et éducatif. Des géants comme Facebook ou Google l'on bien compris. A Lyon, NovaNano en rêve aussi. Son idée : créer un réseau de satellites miniaturisés.

Lancée l'été dernier, l'initiative Internet.org s'est donnée pour mission de connecter à Internet les deux tiers de la population mondiale qui n'y a pas accès. À cette fin, sept compagnies ont choisi de se rapprocher : trois fabricants de terminaux (Samsung, Nokia et Ericsson), deux firmes spécialisées dans les communications (Qualcomm et Mediatek) et un réseau social Facebook. Pour lui, cela passera par des satellites, et surtout des drones civils. Des appareils qui voleront à une altitude de 20 000 mètres, entièrement autonomes pendant plusieurs mois grâce à l'énergie solaire, et communiqueront avec la terre grâce à des faisceaux laser.

Pour Google, ce ne sont pas que des mots. La société s'est offerte le fabricant américain de drones solaires Titan Aerospace. Objectif : améliorer l'accès internet dans des zones reculées. Des drones capables de se maintenir pendant cinq ans à une vingtaine de kilomètres d'altitude. D'ailleurs, Facebook voulait racheter lui aussi Titan Aerospace.

Connecter le monde entier : une start-up française en rêve également. Son nom : NovaNano. Elle développe des mini-satellites qui permettraient de connecter tous les habitants du globe à Internet, à un prix abordable même dans les zones faiblement peuplées. L'entreprise lyonnaise mise tout sur ces nano-satellites et compte bien vendre sa technologie aux géants du secteur comme Google ou Facebook. Encore eux.

Stanislaw Ostoja, 29 ans seulement, est le co-fondateur de la société NovaNano. Connecter la planète entière pour moins de 100 millions d'euros, il y croit, une idée un peu folle qui va peut-être se concrétiser. Fin 2013, le lancement de ces nano-satellites dans l'espace a été testé. Essai concluant. Et l'ambitieuse start-up prévoit de couvrir 50% du marché des communications par satellite d'ici à 2020.

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