Hanni El Khatib, du skate au rock vintage

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Fils d’immigrés palestiniens et philippins, Hanni El Khatib est le premier citoyen américain de sa famille. Dans la plus pure tradition US, il rend hommage au rock brut des années cinquante dans son premier album "Will the Guns Come Out" (Innovative Leisure/Because/Wagram 2011).

Véritable homme orchestre, le natif de San Francisco fait
tout lui-même (auteur, compositeur, interprète et même producteur) et s’adjoint
sur scène les services d’un batteur, formant ainsi un duo guitare-batterie dans
la veine des Black Keys  ou des White Stripes . Comme eux, il affectionne le rock
garage, l’esprit et le son des débuts, la simplicité de cette musique, ce rock
pure des années cinquante, presque sauvage.

Un peu à l’image du bonhomme, assez impressionnant
avec ses nombreux tatouages et son air de biker tout droit sortie de la
série Sons of Arnachy .

Ca tombe plutôt bien, Hanni El Khatib est aussi influencé
par la philosophe de la musique punk, l’état d’esprit de ce mouvement et cite
facilement les Cramps comme référence de cette vision punk du rockabilly.

Mais c’est un skate au pied, que le jeune homme aux cheveux
gominés se crée son identité. Il y découvre des valeurs, le culte de l’indépendance
et du risque et s’ouvre avec sa bande de potes à l’art et à la musique. En tant
que directeur artistique de HUF , l'une des marques phares de la culture skate, poste
qu’il occupait il y a encore deux ans, Hanni El Khatif affirme son style et son
goût pour les visuels «chiadés » Le clip de Dead Wrong et la pochette de l’album,
hommage aux belles cylindrées et à l’American way of life des fifties en témoignent.

A noter sur ce premier album fort promoteur, deux réadaptations :
l’une d’un titre popularisé par Elvis Presley, Heartbreak Hotel au….banjo ;
l’autre, You Rascal You  ,  un standard jazz popularisé par Louis Amstrong. 

La session vous propose de découvrir en vidéo les titres Dead Wrongh et Loved One . Plus d'infos sur les dates de tournées ici. 

Benjamin Mathieu

Vous êtes à nouveau en ligne