La médaille du jour. Le tennisman Benoît Paire veut rentrer chez lui

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Benoît Paire a, une fois encore, fait une esclandre sur un court de tennis. C'était à Shangaï, en Chine, où il a hurlé qu'il voulait rentrer chez lui.

Certains diront que ce n’est qu’un épisode de plus, un craquage de plus. Et d’autres que c’est l’épisode de trop. Certains y verront simplement le cri d’un mec paumé, au bout du rouleau, qui a conscience de ce qu’il fait, mais qui ne peut pas lutter contre lui-même. Ce joueur, c’est le tennisman Benoît Paire.

"J’en peux plus d’être ici, j’en peux plus"

Le Français a – encore – fait parler de lui, à Shangaï cette fois. Au deuxième tour, il affrontait le Géorgien Nikoloz Basilashvili. Après un point perdu, le point de trop visiblement, Benoît Paire s’est mis à hurler, sur le court, en plein match : "J’ai envie de rentrer chez moi, libérez-moi. J’en peux plus d’être ici, j’en peux plus." On pourrait en rire, comme les autres fois. S’indigner, même, de son attitude, de l’image qu’il donne, de lui-même et du tennis français. On pourrait aussi compatir, se dire que cette fois, il n’y a pas de raquette cassée, que cette fois, c’est un appel à l’aide, et que cette fois, il ne faut pas se moquer. Peut-être parce qu’on en a trop ri avant, aussi.

À la sortie du court, Benoît Paire n’a pas fui. Il a expliqué être fatigué, avoir du mal à dormir, depuis son arrivée en Asie. Que ce n’était pas un manque de respect, mais qu’il était plus heureux de perdre que de gagner, qu’il était au bout. Et qu’il avait besoin de souffler. Après l’US Open, le Français avait promis qu’on le verrait plus dans les boîtes de nuit que sur les courts. Mais il est revenu. Parce que c’est un joueur de tennis. Quoiqu’on pense de lui.

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