La médaille du jour. Kimia Alizadeh, seule iranienne médaillée aux JO, fait défection pour dénoncer le régime de son pays

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Kimia Alizadeh avait obtenu la médaille de bronze en taekwondo aux JO de Rio. Elle vient de quitter son pays, l'Iran. Elle dénonce "l'hypocrisie" de la République islamique.

Elle s'appelle Kimia Alizadeh, elle a 21 ans, elle est iranienne, et il y a près de quatre ans, maintenant, elle avait obtenu la médaille de bronze en taekwondo aux Jeux olympiques de Rio. Elle était ainsi devenue la première femme iranienne médaillée olympique. Mais jeudi dernier, Kimia Alizadeh a disparu, ce qui a suscité beaucoup d'inquiétude en Iran. Elle a disparu... de son plein gré. L'agence semi-officielle Isna l'accuse même d'avoir immigré aux Pays-Bas et de vouloir défendre les couleurs d'un autre pays à Tokyo, pour les prochains JO cet été.

"Aucune d'entre nous n'a d'importance pour eux"

Personne ne sait où est la championne, mais elle a donné signe de vie sur les réseaux sociaux. Et vu le message, le régime aurait certainement préféré qu'elle ne sorte pas du silence. Kimia Alizadeh a dénoncé sur son compte Instagram l'hypocrisie du régime, qui selon elle ne fait que humilier ses sportives et les utilise à des fins politiques.

"Mensonge", "injustice", "hypocrisie", tout y passe. "Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années" dénonce la championne. "J'ai porté tout ce qu'ils m'ont dit de porter", poursuit-elle, faisant référence au voile. "J'ai répété tout ce qu'ils m'ont ordonné de dire", écrit-elle, avant de conclure : "Aucune d'entre nous n'a d'importance pour eux." Kimia Alizadeh ne dit pas où elle se trouve, mais elle précise que personne ne l'a invitée en Europe. Avant d'ajouter que peu importe où elle se trouve, elle reste "une enfant de l'Iran".

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