La médaille du jour. Il invente des appareils de musculation adaptés et ouvre la première salle pour personnes en situation de handicap

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Physicien et ancien sportif de haut niveau, Vance Bergeron a ouvert une première salle à Lyon.

Vance Bergeron a la cinquantaine, il est franco-américain, directeur de recherche au laboratoire de physique de l’Ecole normale supérieure de Lyon. Et depuis 2013, il est tétraplégique depuis un accident de vélo. Il ne peut plus bouger les jambes, ni les bras. L’idée lui est venue pendant sa rééducation : comment continuer à faire du sport, quand on est comme lui, en situation de handicap ? Vance Bergeron faisait plus de 7 000 km à vélo avant son accident, alors pas question d’abandonner le sport.

Il se plonge dans la littérature scientifique et s’intéresse à la stimulation électrique musculaire. On place des électrodes sur les muscles, ça stimule les membres qui ne répondent plus… La technique existe depuis 20 ans aux Etats-Unis, mais en France, rien. Aucune salle ne propose ce système.

Thérapies neuro-rééducatives

On est en 2015. Il crée son propre vélo, et invite ses copains croisés en rééducation, d’autres passionnés de sport, avec qui il crée une association, Ants (ANTS (acronyme anglais pour sport et thérapies neuro-rééducatives avancées : "Advanced neuro-rehabilitation therapies and sport"). Et comme toutes les machines sont trop chères, il décide de créer sa start-up pour créer ses propres vélos à stimulation électrique, ses rameurs adaptés. La toute première salle de sports en France pour personnes en situation de handicap est née. Elle est baptisée Sport, pour "Stimulating people & Organizing recreational therapies". On y croise des paraplégiques, des tétraplégiques, des personnes souffrant de sclérose en plaque.

Le bénéfice est énorme. L’activité sportive est essentielle, elle permet de lutter contre la fragilité osseuse, de favoriser la circulation sanguine, de développer la masse musculaire. Et bien sûr de lutter contre la dépression.

La salle est accessible pour 35 euros. Et Vance Bergeron envisage d’en lancer une deuxième, toujours à Lyon. Mais le modèle est difficile à rentabiliser. Il faut beaucoup d’entraîneurs, d’où la collecte de fonds que lance le chercheur pour que le sport soit vraiment accessible à tous.

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