La médaille du jour. Hommage à Sahar Khodayari, iranienne qui s'est immolée par le feu

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Sahar Khodayari, supportrice d'une équipe de football en Iran, est décédée il y a une dizaine de jours. Elle s'est immolée par le feu après avoir été condamnée à six mois de prison pour être entrée dans un stade.  

"La jeune fille en bleu", c’est le surnom donné à Sahar Khodayari, une iranienne, fan de football, et supportrice de l’équipe d’Esteghlal, l’un des clubs de la capitale, Téhéran, qui joue en bleu. D’où ce surnom. La jeune fille, âgée de 30 ans, a décidé de s’immoler par le feu devant un tribunal de Téhéran, le lundi 9 septembre, après avoir été condamnée à six mois de prison pour être entrée dans un stade.

Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes sont interdites de stade en Iran. Il n’y a eu que quelques très rares exceptions. C’est le dernier pays du monde à fermer les portes de ses stades aux femmes. Alors certaines prennent des risques inconsidérés, en se déguisant en hommes, pour pouvoir assister à un match. Au péril de leur vie. Mais la mort de Sahar va peut-être changer les choses. Sa terrible histoire a provoqué un élan de soutien, à travers l’Iran. À l’image de ce qu’il s’est passé ce week-end au grand stade Azadi, à Téhéran. Les tribunes ont chanté "la fille bleue, nous penserons toujours à toi", en l’honneur de Sahar Khodayari.

Le mouvement est remonté jusqu’aux oreilles de la Fifa, et de son président Gianni Infantino, qui est actuellement en Iran, pour s’assurer que le premier match des qualifications du mondial 2022, à Téhéran, soit ouvert aux femmes.  Et il a obtenu gain de cause : la fédération iranienne a assuré à la Fifa et à son président que le 10 octobre prochain, contre le Cambodge, les femmes iraniennes pourront assister au match en tribunes. Presque une première en 40 ans. Reste à ouvrir le championnat iranien aux footballeuses, pour que le combat de Sahar Khodayari, la fille en bleu, soit gagné.

Vous êtes à nouveau en ligne