Valls répond à Placé : les écologistes "ont toute leur place" au sein du gouvernement

Invité de France Info ce vendredi matin, le ministre de l'Intérieur a notamment répondu aux doutes de Jean-Vincent Placé sur la présence des écologistes au gouvernement. Il a insisté sur le rôle de Cécile Duflot et de Pascal Canfin, les deux ministres EELV. Et affirmé que les écologistes étaient "solidaires de la majorité."

 "Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons
au sein du gouvernement
. Depuis le virage post-rapport Gallois et les annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique, je suis moi-même de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale"
a affirmé ce matin Jean-Vincent Placé, le sénateur d'Europe Ecologie-Les Verts sur Radio Classique.

Mais pour Manuel Valls, Jean-Vincent Placé est minoritaire au sein des Verts sur cette position:

"Il n'y a que lui qui s'interroge. Je constate avec plaisir la
présence, l'implication de Cécile Duflot, de Pascal Canfin au sein du
gouvernement, dans le cadre du conseil des ministres. Les écologistes sont
solidaires de la majorité. Ils ont voté la loi de finances. Ils ont toute leur
place au sein du gouvernement et de la majorité".

Le ministre de l'Intérieur a également défendu le dispositif de contrôle des sans-papiers adopté cette nuit par le Sénat, 16 heures de "retenue" au lieu d'une garde à vue : "Il faut qu'un Etat se donne les moyens en respectant les personnes d'avoir une politique d'immigration".  Manuel Valls a afirmé qu'il n'avait pas donné "d'objectifs chiffrés" en matière d'expulsion de sans-papiers.

Mais "la France vit une crise et nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, je reprends la phrase de Michel Rocard, même si elle y prend sa part. La gauche ce n'est pas régulariser tous les sans-papiers."

Enfin sur l'affaire Merah, et les vives critiques du père d'une des victimes Albert Chennouf qui affirme que Manuel Valls "a peur de la vérité." Le ministre de l'intérieur a "refusé de polémiquer". Il a indiqué que "dans les jours qui viennent" il allait tirer les conclusions de l'enquête de l'inspection générale de la police nationale. Avant de conclure: " Je n'ai peur d'aucune enquête."

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