Philippe Varin (PSA) : "J'ai abandonné 100% de ma part variable pour 2011 et 2012"

Au lendemain de la publication des résultats, catastrophiques, de PSA pour 2012, Philippe Varin, président du directoire de l'entreprise depuis 2009, et qui sera reconduit à la fin de son mandat, a évoqué jeudi matin sur France Info son salaire, les mauvais chiffres du groupe et la situation de l'usine d'Aulnay.

Pour quelles raisons les chiffres de Renault sont-ils meilleurs que ceux de PSA ?

" L'année 2012 a été très difficile pour le groupe et pour le secteur
automobile en Europe. Nos résultats sont mauvais en 2012 parce que nous sommes
principalement centrés sur le marché européen qui représente 60% de nos
ventes.
"

Y a-t-il un constructeur français de trop ?

" *Nous avons deux marques dont nous sommes absolument fiers.
Deux marques qui vont sur l'année 2013 sortir 17 modèles nouveaux dans la
monde dont huit en Europe. 
Peugeot est une marque qui monte en gamme. Citroën propose
des modèles qui représentent le luxe à la française.
"*

Le patron de Renault baisse son salaire. Et vous ?

" Je suis plus que jamais déterminé à mener le redressement de
ce groupe. Je suis convaincu que le succès va être au rendez-vous. Sur la question des salaires, la priorité est au redressement
du groupe. En ce moment, la solidarité est absolument la clef pour l'engagement des
équipes. Sur ce sujet, j'ai déjà pris une décision en 2011 : c'était
d'abandonner 100% de ma part variable et le directoire également. Pour l'année
de l'exercice 2012, nous avons pris la même décision.
"

Le redressement de General Motors est-il un exemple ?

" Le retour à l'équilibre prendra plus de tant en Europe
qu'aux Etats-Unis. J'ai pris l'engagement de redresser l'entreprise en deux ans.
Les efforts de restructuration vont porter leurs fruits. Nous avons le bénéfice
de l'alliance qui va porter ses fruits dans les cinq ans avec General Motors.
"

Faut-il accélérer la fermeture d'Aulnay-sous-Bois ?

" Je regrette que dans ce contexte une minorité ne permette
pas à 90% des salariés de l'usine d'Aulnay de pouvoir librement travailler.
"

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