"J'espère que Nicolas Sarkozy ne gère pas son foyer comme il gère les affaires du pays" (Jérôme Cahuzac)

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Nicolas Sarkozy s’est adressé hier aux Français lors d’une émission télévisée diffusée en direct et en prime-time sur TF1 et France 2. Le chef de l’Etat a notamment annoncé une prévision de croissance pour 2012 ramenée de 1,75% à 1%. Une perspective plutôt sombre dans le contexte de crise actuelle. La France va devoir trouver 6 à 8 milliards d’euros pour garder la tête hors de l’eau. Si le président de la République a exclu "une augmentation généralisée de la TVA", qui "pèserait sur le pouvoir d'achat", il n’a pas totalement exclu l’idée d’un taux intermédiaire. Réaction ce matin du président PS de la commission des finances à l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac. Il n’est pas surpris par ce constat et pointe du doigt la politique budgétaire menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007.

Une prévision de croissance pour 2012 revue à la baisse et des ajustements budgétaires incontournables. Jérôme Cahuzac n’est pas étonné par les annonces de Nicolas Sarkozy. "C’est sans surprise qu’il va falloir refaire un budget pour l’année prochaine", réagit ce matin le président PS de la commission des finances. La France va devoir faire 6 à 8 milliards d’euros d’économies, a estimé hier le chef de l’Etat. Comment ? C’est toute la question qu’il faudra trancher "d'ici une dizaine de jours", a indiqué Nicolas Sarkozy. " Je préfèrerais que ceux qui le peuvent fassent l’effort plutôt que de demander à tous les Français de payer la facture de la crise bien-sûr, mais aussi la facture du sarkozysme ", commente Jérôme Cahuzac qui, lui, propose notamment de supprimer les niches fiscales dont bénéficient certaines sociétés, au premier rang desquelles les très grands groupes.

Et le président PS de la commission des finances de pointer du doigt la politique budgétaire menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007. "Monsieur Sarkozy s’exonère un peu facilement de ses responsabilités quand il va chercher des raisons à la situation actuelle dans les décisions prises il ya 30 ans", estime-t-il. Car au total, les mesures décidées par le chef de l’Etat en exercice ont couté "75 milliards d’euros" en quatre ans, souligne-t-il. A l’inverse, les économies réalisées, notamment par la suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux, ne s’élèvent qu’à "1,5 milliard" d’euros, poursuit-il. " J’espère que Nicolas Sarkozy ne gère pas son foyer comme il gère les affaires du pays. Il va se retrouver en sur-endettement sinon ", ironise le député PS.

Cécile Mimaut

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