Fiscalité - dépenses : Hortefeux refuse "le coup de l'héritage"

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Invité ce lundi matin de France Info, l'ancien ministre UMP et proche de Nicolas Sarkozy, a commenté la mobilisation qui continue notamment contre l'écotaxe. Il a lui aussi parlé de ras-le-bol fiscal. Et rejeté les comparaisons sur l'augmentation et des dépenses publiques et des impôts sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L'écotaxe, une mesure décidée sous la présidence de Nicolas
Sarkozy que Brice Hortefeux ne regrette pas "car le principe était juste ".
Mais "le problème, c'est que cela vient s'ajouter à un
empilement de charges fiscale supplémentaires sur les ménages et les
entreprises",
soit selon lui "en dix-sept mois près de cinquante
milliards ainsi rajoutés à la fiscalité de nos concitoyens".
Donc "il est normal qu'il y ait un ras-le-bol fiscal".

"Une bonne réforme fiscale, quand on supprime un impôt"

"Il y a un principe simple : une bonne réforme fiscale, c'est
quand on supprime un impôt, pas quand on en rajoute"
ajoute l'ancien ministre UMP avant la rencontre d'une délégation de l'UMP avec Jean-Marc Ayrault dans le cadre des concertations sur le réforme fiscale.

Et il balaie le constat d'une augmentation des prélèvements obligatoires quand il était au gouvernement : "Ce que j'observe surtout c'est qu'on va devenir l'année prochaine l'un des deux pays de l'OCDE les plus lourdement taxés". Comme celui d'une augmentation de la dépense publique pendant la même période : "Le coup de l'héritage, ça marche un mois, deux mois, trois mois. Et puis honnêtement, passé un an, ce n'est plus crédible".

Travail du dimanche : "S'inspirer de l'exemple italien"

Sur le travail le dimanche, plutôt que d'augmenter le nombre de dimanches autorisés comme semble le proposer le rapport Bailly, Brice Hortefeux plaide lui pour que la France s'inspire de "l'exemple italien qui prévoit que c'est le premier dimanche de chaque mois qui est ouvert comme ça c'est clair dans l'esprit des consommateurs et des commerçants".

Enfin concernant Nicolas Sarkozy qui a mis en garde contre "le risque de repliement idéologique, d'enfermement autour d'un clan partisan", Brice Hortefeux lie ces déclarations à une enquête sur un "cabinet noir à l'Elysée". Mais "lui ne se mèle pas de vie politique quotidienne". Même si assure encore Brice Hortefeux, "son autorité, son expérience, son volontarisme manquent à
notre pays".