Villepin relaxé toujours dans la course pour 2012 ?

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Dominique de Villepin a été relaxé dans l’affaire Clearstream ce matin. Pour autant, sa position dans les sondages semble le disqualifier pour la course à la présidentielle. Dans l'actualité politique ce matin également, la crise de la zone euro et la primaire socialiste.

L’ancien premier-ministre salue "l’indépendance de la justice qui a su résister face aux pressions politiques". Avant d'ajouter : "Comme j’aimerais que cela puisse servir de leçon pour 2012… je sors renforcé de cette épreuve et plus déterminé que jamais à servir les français".

Malgré cette décision de justice, Dominique de Villepin semble isolé. Les sondages ne sont pas bons (entre 3 et 6% d'intention de vote).
Le risque, c'est d'être en dessous des 5% et donc de ne pas être remboursé de ses frais de campagne. Autre problème pour Dominique de Villepin, celui d'avoir un vrai parti en ordre de marche et du monde autour de lui.

_ Beaucoup de ses soutiens l'ont quitté ces derniers mois. Il n’y croit plus. C'est le reproche récurrent que lui font tous ceux qui ont quitté son aventure. Son ancien porte-parole, le député Daniel Guarrigue déclare que "sauf faire une candidature de témoignage, je pense que ça n’a pas beaucoup de sens".

_ Hors-micro, d'anciens soutiens sont plus sévères encore. Dominique de Villepin n'a pas réussi à fixer un électorat. Il n'a pas de socle à la différence de François Bayrou.

_ Reste que le député UMP Jean-Pierre Grand, proche parmi les proches de Dominique de Villepin, estime que son ami "a la puissance, le recul l’intelligence l’expérience de passer un message aux français". avant d'avouer qu'il ne sait pas si Dominique de Villepin sera candidat et de conclure quand même : "L’homme d’état qu’il est a un parcours à faire avec les français".

La crise européenne

Scénario catastrophe ou catastrophisme superflu ?
La situation économique de l’Europe ne s’arrange pas.
Le président polonais de l’Union estime que l’Europe est en danger, sa survie est en jeu selon lui. En France, la dégradation par l’agence Moodys de la note du Crédit Agricole et de la Société Générale n’est pas pour apaiser les inquiétudes.

Les responsables politiques sont bien sûr interrogés sur cette crise. Ils veulent tous rassurer, dans un style assez différent.
_ Pas de quoi paniquer, assure, le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit, sur Canal+ : "C’est pas parce que l’agence de notation dit quelque chose qu’on est dans l’œil du cyclone ; on l’était avant", avant de reconnaitre que les européens ont trop longtemps hésité à aller de l’avant. "ces tergiversations … font que maintenant on a le dos au mur", ajoute-il.

Calmons nous assure aussi le ministre Eric Besson, sur i télé.
"Les français ne doivent pas s’inquiéter ; les banques françaises sont solides , sont solvables ; nous avons une spéculation qui est totalement irrationnelle"

Les spéculateurs vont plus vite que les responsables politiques, accuse la socialiste Ségolène Royal, qui réclame la réunion en urgence du Parlement en France.

Primaire Socialiste .. ça coute cher !

Jean-Pierre Mignard, le porte-parole de la haute autorité des primaires
citoyennes du PS était l'invité de France Info. Il s'inquiète de la facture de la primaire ; au départ, le budget était de 1,5 million d'euros et on est aujourd'hui à 2 millions et ça continue d'augmenter.

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