Les poids lourds de l’UMP aux avant-postes de la campagne

En attendant la candidature de Nicolas Sarkozy, la droite s'appuie sur ses ténors pour battre la campagne avec l'objectif de briser la dynamique Hollande.

En première ligne, ils donnent et reçoivent les coups pour rester au pouvoir tout en jouant la carte personnelle. Se faire voir et apprécier par le Président-candidat, se faire voir et apprécier par l'opinion pour l'après Sarkozy s'il a lieu. François Fillon, Alain Juppé et en deuxième rideau Jean-François Copé. Une équipe commando selon le député UMP Eric Ciotti : "C’est la force de Nicolas Sarkozy d’avoir des hommes de cette qualité, des hommes d‘Etat".

Dangereux ?

Juppé face à Hollande la semaine dernière, le Premier ministre face à Martine Aubry ce soir à la télé Des doublures de luxe qui n'ont pas le droit de flancher. Nicolas Sarkozy en serait la première victime.
D'ailleurs le député Claude Goasguen, membre de la cellule riposte à l'UMP, pense que cette stratégie est dangereuse : "Mélanger la politique gouvernementale avec la candidature présidentielle, je n’arrête pas de le dire à l’UMP, c’est un erreur, c’est faire le jeu des socialistes".
Son collègue Lionel Luca explique que l'électorat de droite s'impatiente. "On ne va pas élire la doublure, on n'est pas avec des clowns, on risque d'y perdre des plumes à force d'attendre" affirme-t-il.

Hollande crédibilisé

François Fillon et Alain Juppé seront ensemble demain à Bordeaux pour une réunion publique. Le PS se félicite d'affronter de tels calibres. Ca crédibilise François Hollande, ça conforte son image d'homme d'Etat explique son entourage. Bruno Le Roux est l'un des porte-parole du candidat socialiste : "C’est déjà bien ; il y a une évolution, il a mis de coté ceux qui abaissaient le débat, ces équipes de snipers d’il y a quelques semaines".

Ténors du PS derrière Hollande  

François Hollande peut compter sur le rassemblement du PS derrière sa candidature, ce qui n'était pas le cas en 2007. Les ténors montent au front. Martine Aubry ce soir face à Fillon, elle a eu, lundi, la primeur de répondre aux annonces présidentielles. Se placerait-elle pour Matignon ? Non, d'après un de ses proches mais l'hypothèse est de plus en plus crédible.
Les rancœurs au placard. Ségolène Royal et Laurent Fabius font également partie du premier cercle. La première, grâce à son aura si particulière, se rendra la semaine prochaine dans les quartiers populaires de Marseille. Le second représente le candidat dans le domaine international.

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