Les économistes dans la campagne 2012

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Les économistes s'affichent au coté des hommes politiques. Crise oblige, ils sont consultés très régulièrement par les candidats et certains d'entre eux ne cachent plus leur sympathies politiques.

François Hollande a fait appel à un aréopage d’économistes hier pour riposter au G20 de Nicolas Sarkozy. C'était à Paris, ce que certains ont baptisés un G25. Une réunion à huis-clos de deux heures avec des économistes. A la fin, s'est tenue une conférence de presse de François Hollande seul à la tribune. S'il n'y avait pas eu quelques attaques contre Nicolas Sarkozy, cela aurait ressemblé à un grand oral de l'ENA.                                                                                      Le député PS Michel Sapin justifie la forme et le fond de ce type de rendez-vous : "un économiste ne décide pas à la place d’un politique, mais un politique ne peut pas décider dans l’ignorance et l’intelligence et dans la simple proclamation".

Economistes de gauche

Parmi ces économistes, il y avait hier Jean-Hervé Lorenzi, Elie Cohen, Philippe Aguion ou encore Thomas Piketty, docteur en économie ne cache pas ses sympathies socialistes : "moi j’ai aucune hésitation sur le fait que François Hollande serait un bien meilleur président de Nicolas Sarkozy".

A droite aussi

Alors à droite aussi, on a des économistes et des experts. D'ailleurs Nicolas Sarkozy en 2007 s'était largement nourri de leur analyse pour faire campagne. Des économistes qui viennent sans qu'il soit nécessaire de les appeler, explique le député UMP, spécialiste des questions économiques Jérôme Chartier : "ce sont plutôt les économistes et les experts qui proposent leur conseils et leurs analyses et nous en somme très friands […] on est très conseillés par des personnes qui souhaitent rester anonymes".  

Anonymat ou pas ?

Cela n'a aucune importance, pour Michel Didier, le président d'un centre privé de recherche en économie et membre du conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Analyse économique ne veut pas dire engagement politique : "ce n’est pas un engagement politique qui est important, c’est d’apporter une compétence aux différentes instances politiques quelles qu’elles soient".  

Et avec la crise pour 2012, ces économistes auront une influence bien plus grande que d'habitude. Dans quelques mois, ce sont eux qui auront une influence déterminante sur le contenu des programmes à droite comme à gauche.

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