Le projet Sarkozy arrive

Le président-candidat dévoile son programme complet cet après-midi. Ses adversaires dénoncent son bilan et une présentation bien tardive.

Des chiffres, des chiffres et encore des chiffres.
Le contexte économique est évidemment la principale cause de cette nouvelle donne électorale. Tout doit être chiffré au centime près, tout doit être financé pour rassurer l'opinion, inquiète d'une possible ou probable hausse des impôts, quelque soit le vainqueur du 6 mai. Pour montrer aussi l'image d'un candidat, d'une candidate, expert, responsable.

Bref, Nicolas Sarkozy va donc annoncer un plan d'actions pour la période 2012-2017. Un chiffre à retenir : 115 milliards d'économies pour un retour à l'équilibre budgétaire dans 4 ans. Et un condensé des idées développées depuis février. Guillaume Peltier est l'un des porte-parole de la campagne UMP : "L'ensemble des propositions qu'il fait aux français a suscité le débat dans l'opinion à l'inverse de François Hollande dont les idées n'impriment pas".  
Le projet de Nicolas Sarkozy sera disponible sous la forme d'un document d'une quinzaine de pages.

Ses concurrents n'attendent pas grand-chose

En chœur, de l'extrême droite à l'extrême gauche, tous clament que ça ne changera rien. Car, pour les concurrents de Nicolas Sarkozy, un Président en exercice qui se présente pour un nouveau mandat doit avant tout être jugé sur ce qu'il a fait et non pas sur ce qu'il entend réaliser. François Hollande, hier soir, en meeting à Rennes : "Son projet c'est son bilan en pire".

Et Nicolas Sarkozy, ce n'est pas vraiment son intention, va finir par rabibocher les socialistes et le Front de Gauche. Car, Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon, dit exactement la même chose que le député corrézien : "Le programme du candidat on le connaît, c'est son bilan".

Le Front National souligne, de son côté, le côté machiavélique d'une présentation aussi tardive du projet UMP. Nous sommes à 17 jours de l'élection. Nicolas Sarkozy veut fuir le débat estime Wallerand de Saint-Just, porte-parole de Marine Le Pen : "Ca témoigne d'un très grand mépris à l'égard des électeurs puisque qu'on va rentrer dans la période de stricte égalité entre les candidats notamment à la télévision et à la radio et on ne pourra pas discuter contradictoirement ce programme".
La période d'égalité de temps de parole et d'antenne débutera lundi prochain.

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