Le grand malaise des écologistes

C'est le paradoxe politique de cet automne : les écologistes ont tout pour être influents, deux ministres et des groupes parlementaires. Et pourtant, leur influence semble limitée. Et à cela s'ajoutent les colères très médiatiques de Daniel Cohn-Bendit, et les doutes de Jean-Vincent Placé.

Une gueule de bois, même avec un alcool bio, ça reste une gueule de bois. Europe-Ecologie-Les Verts a donc mal au crâne. Le traité budgétaire européen a profondément divisé le parti. Les socialistes le considère comme un simples soutien à leur politique. La preuve : aucune mesure environnementale d'envergure dans le budget 2013, la fiscalité écologique repoussée à 2016. Et je ne vous parle même pas du projet d'aéroport à Nantes où le conflit s'éternise. Cécile Duflot, l'opposante de la première heure, se tient désormais loin des barricades. Tout cela sème le doute chez Jean-Vincent Placé qui se pose ce matin la question de savoir ce que font les écolos au gouvernement..

Et c'est dans ce contexte que les écologistes préparent les élections locales et européennes de 2014. Des européennes qui leur avaient réussi, devançant dans certaines régions le PS. Une percée dûe en grande partie à la gouaille de Daniel Cohn-Bendit. Mais, aujourd'hui, il est à l'écart. De sa propre initiative...

Vous êtes à nouveau en ligne