La présidentielle en campagne ... militaire

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La question militaire entre dans la campagne présidentielle. L'UMP propose une "allégeance" aux armes pour les jeunes français. Une idée critiquée à gauche, au Front National et même dans les rangs de la majorité.

L'UMP attaque le PS sur la Défense.
_ Pour Jean-François Copé, patron du parti majoritaire, si les socialistes revenaient au pouvoir alliés aux écologistes, cela conduirait à sacrifier le budget dévolu aux armées : "je suis très inquiet de voir que les socialistes sont très préoccupés par les Verts et notamment Madame Joly qui a des propos qui n'ont plus rien à voir avec l'esprit qui nous anime [...] par exemple ce qu'elle a dit sur le 14 juillet ; nous on est sur autre ligne que cela".

Parmi les propositions de l'UMP, une "allégeance aux armes"

Un peu sur le modèle américain. C'est un serment que les jeunes françaises et français feraient au moment de la journée d'appel à la Défense ou lors de leur naturalisation, un engagement à combattre du côté de la France en cas de guerre. L'UMP y voit notamment une réponse au débat sur la bi-nationalité. François Hollande, candidat à la primaire socialiste, y voit, lui, un clin d'œil au Front National : "ça fait partie de ces annonces qui visent à faire je ne sais quelle compétition avec je ne sais qui ; la fidélité à la France doit se marquer à des moments qui ne sont pas forcement liés aux armes"

Une proposition qui ne fait pas forcément l'unanimité dans les rangs de la majorité

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet s'est dit "un petit peu gêné" par la sémantique. Faire faire aux jeunes une "allégeance aux armes" ne serait peut être pas la formule idéale.

Le Front National critique aussi

Marine Le Pen elle a raillé une "américanisation" en se demandant quand l'UMP allait sortir la Bible pour qu'on fasse le serment dessus. La présidente du FN réfléchit, elle, à un retour au service militaire : "un service national restreint de deux-trois mois qui permettrait cette mixité, une prise de conscience de l'appartenance à la Nation ; la nécessité accessoirement de la défendre, avec peut être des périodes de réserve un peu sur le modèle de ce qui se fait en Suisse".

Plutôt la Suisse que l'Amérique ...
_ De toute façon, comme l'a rappelé Jean-François Copé, cette proposition n'engage pas le Président de la République. En d'autres termes : rompez ! il n'y a peut-être pas grand chose à voir...

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