La classe politique réagit au projet de référendum en Grèce

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Plusieurs hommes politiques réagissent ce matin à la décision de Georges Papandréou d'organiser un référendum sur l'accord conclu la semaine dernière à Bruxelles. Christian Estrosi est sévère ; Nicolas Dupont-Aignan, lui, comprend et soutien le Premier ministre grec.

Le Premier ministre grec a surpris tout le monde hier soir.
Confronté à des difficultés au sein de sa majorité, à des manifestations d'hostilité dans la rue, le Premier ministre socialiste a décidé de s'en remettre au peuple. En contrepartie du plan de sauvetage, les représentants des trois principaux créanciers de la Grèce (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI) doivent être basés en permanence dans le pays pour mieux le contrôler. Ce qui passe mal dans son pays, d'après un sondage paru ce week-end, une majorité de grec juge les décisions prises la semaine dernière à Bruxelles négatives.

Estrosi très critique

En France, le député maire UMP de Nice Christian Estrosi dénonce la décision de Georges Papandréou ce matin sur France Info : "Cette décision me parait incompréhensible […] Je déplore cette décision qui me parait totalement irresponsable de la part du Premier ministre grec. J’ai l’impression que c’est un vent de panique qui souffle sur lui et sur son parti politique [...] Quand on est dans une situation de crise et que d’autres veulent vous aider, il est insultant de sauver sa peau plutôt que d’assumer ses responsabilités […] Je souhaite que le Premier ministre grec revienne sur cette décision."
Un mécontentement qui ferait écho à celui de l'Elysée. D'après le blog du journaliste du Monde Arnaud Leparmentier, Nicolas Sarkozy est consterné par cette annonce, véritable épée de Damoclès sur l'accord de Bruxelles.

D'autres sont plus compréhensifs

Sur BFM-TV, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan salue au contraire le recours au peuple : "Quand Monsieur Sarkozy ou Madame Merkel sont aujourd’hui consternés parce que l’on fait appel au peuple, sont ils dignes d’exercer des fonctions de chefs d’Etat élus au suffrage universel ? […] Papandréou a un réflexe de dignité […] et heureusement parce que autrement, ça finirait dans le sang en Grèce".

Au Parti Socialiste, la député de la Sarthe Marietta Kramanli, qui est franco-grecque n’est pas "surprise" (par l’annonce du premier ministre grec, ndlr). "C’est une possibilité ; c’est à la fois de la souveraineté et de la responsabilité, il faut faire confiance au peuple [...] C’est aussi un plan pour lequel on peut dire clairement au peuple de quoi il s’agit, quelles sont les contraintes ; quelles sont les opportunités nombreuse à travers ce plan, et obtenir le +oui+ à ce plan", déclare-t-elle sur France Info.

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