L'euro doit-il disparaitre... comme monnaie unique ?

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La crise de la zone euro redonne des couleurs aux eurosceptique français qui réclament une monnaie commune plutôt qu'une monnaie unique. A la Une également ce matin, François Hollande qui propose un contrat de gouvernement aux écologistes.

Quand les bourses plongent, l'euro-scepticisme refait surface.
Face à cette offensive, le gouvernement assène que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Message relayé ce matin sur France Inter par le Ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez : "on fait tout pour défendre notre monnaie commune"..

Surtout ne pas jeter de l'huile sur le feu. Voilà donc la position de l'exécutif. Le chef de l'Etat se fait d'ailleurs très discret sur le sujet. On est bien loin de ses discours sur la moralisation du capitalisme financier. Il pourrait s'exprimer ce soir après avoir rencontré le Président du Conseil Européen. Mais rien n'est encore décidé d'après l'Elysée.

L'Elysée qui marche donc sur des œufs pour ne pas ajouter à la panique boursière. Et au micro, c'est donc la méthode Coué qui est privilégiée alors que plusieurs voix dans l'opposition demandent une nationalisation partielle des banques françaises. Des banques qui vont bien répond sur Canal Plus, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob : "notre système bancaire a résisté en 2008 au moment ou les banques américaines faisaient faillites.. nous avons un système bancaire qui est solide"

Ce n'est pas ce que pensent les euro-sceptiques très présents ce matin

Lorsque les banques françaises dévissent pour cause d'argent prêté à la Grèce, ce sont les souverainistes qui donnent de la voix avec leur slogan habituel : haro sur l'Euro. L'Euro, monnaie unique, qui devrait laisser la place à une monnaie commune, d'après Jean-Pierre Chevènement. Le Président d'honneur du MRC, le Mouvement Républicain et Citoyen sur France Info pense que les monnaies nationales pourraient exister en interne dans chaque pays ; l'euro existerait en externe pour les changes internationaux.

Sur France Info aussi, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République candidat à la présidentielle : "vous ne pouvez pas avoir
sur des économies aussi différentes en productivité en compétitivité que la Grèce, l'Italie, la France, et l'Allemagne une monnaie unique... la cause de l'effondrement de la Grèce, c'est l'euro".
_ Avant d'ajouter que "les banques ont pris beaucoup trop de risque sur les obligations d'état, notamment en Grèce... les banques seront nationalisées, vous le verrez..."

Euroscepticisme toujours, Nathalie Arthaud, autre candidate à la présidentielle, à l'extrême gauche. La porte-parole de Lutte Ouvrière remet au goût du jour le slogan des révolutions arabes, mais pour les banquiers : "qu'ils dégagent" ... "la seule solution. c'est exproprier les banques sans indemnités ni rachat .. les banquiers ont transformé leurs salles de banque en véritable Casino".

François Hollande tend la main aux écologistes

Le favori des sondages dans la primaire propose un contrat de gouvernement aux écologistes, juste après la primaire : "pour que nous soyons ensemble face aux français avec plusieurs candidats sans doute mais la dans le même engagement pour gagner en 2012 et gouverner ensemble".

En bref, Ségolène Royale, une femme pour veut faire le ménage

L'ancienne compagne de François Hollande, elle, n'hésite pas à user de poncifs machistes pour nettoyer la politique. La candidate à la primaire "veut remettre de l'ordre social juste, de la morale publique à tous les étages de la société et haut plus haut niveau... il y aura du ménage à faire et la c'est vrai que c'est pas pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage .. un bon coup de balai.. "

En bref encore, François Fillon s'engage dans la campagne sénatoriale

Le Premier Ministre participera ce soir à la réunion des grands électeurs organisée au siège du parti. Un soutien à Chantal Jouanno, qui conduit la liste UMP dans la capitale. La Ministre des Sports avec qui il pourrait former un ticket aux Municipales de 2014 à Paris. Paris où la droite est divisée avec la liste dissidente de l'ancien conseiller élyséen Pierre Charon.

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