Gérard Larcher sur les grèves : les syndicats doivent penser "à ceux qui galèrent"

Invité de France Info, Gérard Larcher, le président du Sénat, a appelé les syndicats à penser à "ceux qui galèrent" alors que la SNCF connait une septième journée de grève.

Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, a demandé mardi sur France Info aux syndicats de penser "à ceux qui galèrent ".

"Il serait vraiment important que les responsables syndicaux pensent à ceux qui galèrent , ceux qui ont connu les inondations, ceux qui sortent le matin de leur maison (...) pour tenter de prendre un train qui ne passe jamais et qui sont dans une situation insupportable ", a-t-il demandé.

Le président du Sénat, a "le sentiment que le mouvement de contestation est en train de retomber malgré les crispations à la SNCF ".

Et Gérard Larcher de s'interroger : "Pourquoi on en est là ? " Selon lui, "c'est l'addition du mensonge du Bourget, c'est aussi une erreur de méthode, pas de dialogue " avec les partenaires sociaux.

"Sortir du principe de lutte des classes"

Alors que le projet de Loi Travail sera débattu par les sénateurs à partir du 13 juin, Gérard Larcher a demandé "qu'on sorte du principe de la lutte des classes. Des patrons qui n'embauchent pas, c'est des jeunes qui galèrent pour entrer dans l'emploi, c'est du chômage longue durée. Si on est content de la situation, un taux de chômage qui est le plus élevé en Europe, nous avons 600.000 chômeurs de plus depuis 4 ans, alors il faut rien changer ". Ajoutant que "le pire des cancers de notre société, c'est bien ce chômage de longue durée. "

Gérard Larcher a rappelé l'inspiration de la loi travail : "Pourquoi a été fait ce texte ? Il faut revenir à l'origine : redonner de la croissance donc créer de l'emploi, créer de l'emploi en redonnant le désir de créer de l'emploi pour les entreprises, finir de susciter la crainte. C'est ça l'objectif de ce texte et de cette loi.

En examinant ce texte, le Sénat entend constuire "un projet pour 2017 ". ce projet, Gérard Larcher le veut avec "une dimension sociale et sociétale ". 

Sécurité de l'Euro : "Je fais confiance au ministre de l'Intérieur"

Gérard Larcher, président du Sénat, a dit mardi matin sur France Info qu'il faisait "confiance au ministre de l'Intérieur " pour assurer la sécurité lors de l'Euro de football organisé en France.

"J'avais attiré l'attention, le jour de la finale de la Coupe de France, pour dire ce que j'avais vu nécessitait encore un certain nombre de réglages mais je ne fais de procès d'intention au ministre de l'Intérieur. Je fais confiance au ministre de l'Intérieur pour faire face.  Et s'il ne faisait pas face, je serais aussi exigeant que je fais confiance aujourd'hui ", a-t-il expliqué.

Gérard Larcher a appelé à l'union derrière l'équipe de France: "L'euro doit un temps de rassemblement. Dans nos différences, il n'est pas mauvais que nous nous retrouvions autour du tricolore et peut être de repenser que la nation, c'est une âme aussi et le sport peut incarner pendant un temps cette âme ", a-t-il prôné. 

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