Face à l'enfant syrien, Gilbert Collard ne change pas de discours

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Invité ce jeudi de France Info, le député du Gard, secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine, a déclaré qu'il était "à côté" des agriculteurs "sur les tracteurs." Mais surtout il a estimé que malgré la photo de l'enfant syrien noyé, il faut continuer à voir "le problème dans la totalité du danger qu'il représente."

 A LIRE AUSSI ►►► Migrants : la photo d'un enfant noyé interpelle le monde

"Ce qui est extraordinaire d’hypocrisie c'est qu'il vous faut une photo, bande de salauds, pour vous émouvoir. Vous découvrez aujourd'hui parce qu'il y a une photo, au demeurant bien présentée, que des enfants meurent. C'est de la comédie. La compassion c'est une affaire qui ne doit pas être commerciale. On ne la vend pas au micro " assure Gilbert Collard. "Moi je vois le problème dans la réalité. Si on n'organisait pas le commerce des migrants à l'intérieur desquels il peut y avoir des terroristes, des profiteurs, des malheureux... Si on n'a pas le courage de poser le problème dans la totalité du danger qu'il représente, et bien on est un lâche". Et le député FN du Gard insiste encore : "Vous savez vous qui arrive? Est-ce que vous êtes capable de me dire réellement qui il y a parmi ces migrants?

Agriculteurs : "Il arrive un moment où l'addition du mécontentement est présentée"

Gilbert Collard a aussi apporté son soutien aux agriculteurs qui convergent sur Paris : "Non seulement je les comprends mais je suis à côté d'eux sur les tracteurs. Ils expriment le sentiment de beaucoup de Français mais là ça touche très particulièrement l'agriculture, de ne plus en pouvoir de ces normes qui nous accablent et que notre administration, qui est vraiment d'une bêtise tatillonne, applique d'une façon autoritaire alors que les autres pays ne le font pas."

 

Jean-Marie Le Pen " perturbe nos idéaux. Oui, il m'emmerde"

Le secrétaire général du Rassemblement Bleu Marine a aussi commenté l'annonce par Jean-Marie Le Pen qu'il "passerait" à l'Université d'été qu'organise samedi et dimanche à Marseille le Front national. "Il va tout faire pour entrer. Il va créer des incidents. Il va essayer de se faire remarquer. Il devrait avoir quand même la sagesse de considérer que ce mouvement qu'il vient contrarier porte quand même les espoirs de beaucoup de Français ou de Françaises. Et qu'en venant perturber les universités d'été, il perturbe nos idéaux. Oui, il m'emmerde. "

Vous êtes à nouveau en ligne