DSK, la dette grecque et le match Aubry-Hollande

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L'effacement de la dette grecque prôné par Dominique Strauss-Kahn est largement commenté ce matin à droite et à gauche. Quand à Martine Aubry et le camp Hollande, les amabilités se poursuivent par média interposés. Enfin, Villepin se place sur sa rampe de lancement.

Dominique Strauss-Kahn a jeté un pavé dans la mare en proposant de passer l'éponge sur la dette grecque.
_ Ce serait le seul moyen, selon lui, d'éviter la récession et le plongeon encore plus profond d'Athènes.

_ Proposition fustigée hier-soir par François Fillon, repris en écho ce matin par l'eurodéputé Rachida Dati sur Canal + : "ce serait trop facile […] de dire +on efface comme ça des dettes du jour au lendemain+, mais qui va payer ? les états, les banques et in fine le contribuable", déclare-t-elle.

Alors qu'en dit on à gauche de cette "amnistie" sur la dette grecque.
Un autre eurodéputé, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, a donné son point de vue sur LCI. "On n'efface pas, on ré-échelonne ; c’est pas la même chose ; on donne du temps à la Grèce de mettre sur place un programme réaliste"..
_ Michel Sapin est d’accord avec Daniel Cohn-Bendit. Interrogé sur France Info, ce supporter de François Hollande pense que DSK "ne se serait pas exprimé comme il l’a fait dimanche soir s’il était resté directeur général du FMI [...] La Grèce ne demande pas elle-même un effacement de la dette […] elle demande du temps, car on ne peut pas demander à un pays de remettre en état son économie, son administration fiscale en quelques mois. Il ne s’agit pas d’effacer mais il s’agit de résoudre les difficultés", ajoute Michel Sapin.

Martine Aubry dans Libé

Martine Aubry s’est longuement exprimé, sans langue de bois, dans le journal ce matin.
L'ancienne première secrétaire s'y montre enthousiaste, ravie de faire de la politique comme elle l'aime.
Ce qui n’empêche pas les petites phrases, explicites, comme sur la proposition de François Hollande en matière d’éducation, Martine Aubry est très claire : "Dire +je rajoute 60000 postes pour avoir le vote des enseignants et basta+ ce n'est pas ma façon d'être".
Michel Sapin répond que Martine Aubry "sait très bien elle aussi que nous avons besoin, de faire en effort considérable dans le domaine de l’éducation qui s’est dégradé au cour des cinq dernières années".

DSK encore et encore

L'affaire DSK et son avenir font encore parler aujourd'hui.
_ Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur, déclare que "le PS qui est le parti qui a dénoncé le bling-bling depuis quatre ans n’a eu aucune réaction au fait que DSK nous explique tranquillement qu’il a loué un grand hôtel à New York à l’insu de son plein gré. Derrière DSK, il y a bien une faillite morale du PS".

Dominique Strauss-Kahn et le PS, ça fait « deux » maintenant si on écoute Harlem Désir ce matin sur France Info ;: "il a dit lui-même qu’il avait laissé passer son rendez vous avec les français ; il n’est donc plus aujourd’hui un acteur de la vie politique française".

Dominique de Villepin a le champ libre pour la présidentielle

Il a fait hier un pas de plus vers une candidature. Il a quitté la présidence de son parti République Solidaire. Dans une posture très gaullienne, il dit vouloir se consacrer à "une politique de rassemblement national", "en dehors de toute responsabilité partisane". Il y voit une nouvelle étape "dans la perspective des échéance de 2012". D'ailleurs il sait déjà ce qu'il fera l'an-prochain ; il l'a dit sur BFM TV : "j’ai pris la décision dans ma tête et je l’annoncerai au début de l’année prochaine".

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