Des doutes à l'UMP et des Verts qui peinent à exister avec la primaire socialiste

Des doutes, beaucoup de doutes à l'UMP à 7 mois de la présidentielle. Et si ce n'était pas Nicolas Sarkozy en 2012 ? Alain Juppé croit encore que le Président se représentera. Alain Juppé y croit, oui. Il croit en lui aussi. On ne sait jamais... _ A la faveur d'une percée aux sénatoriales, les écologistes tentent d'imiter leurs grands frères allemands, les Grünen, qui sont, depuis longtemps outre-rhin, ancrés dans le paysage institutionnel. Les Verts ne veulent donc plus être traités par le PS comme de simples partenaires.

Celui que que l'on présente souvent comme un recours à Nicolas Sarkozy pour 2012 l'a affirmé hier soir sur France 2 : il aidera le chef de l'Etat en 2012. A la bonne heure. La deuxième partie de l'interview est quand même plus intéressante. Mais à quoi pense Alain Juppé ? 2012, 2017 ? Difficile à savoir. "Je pense que le candidat le mieux placé pour défendre nos couleurs c'est Nicolas Sarkozy et je le soutiendrai sans aucune espèce d'état d'âme", a dit le maire de Bordeaux sur France 2. Mais à la question, "Vous vous dites aujourd'hui que vous ne serez jamais président ?", il répond: "Oui, je peux me le dire mais je me dis qu'il y a peut-être parfois aussi des surprises". On a connu des soutiens plus appuyés.

Les Verts en panne de visibilité

"Les écolos, ça commence à bien faire", doivent penser secrètement certains socialistes. Europe Ecologie-Les Verts enregistre depuis trois ans de très bons résultats électoraux, s'installe tranquillement sur la scène institutionnel. Au Sénat, le mouvement a désormais 10 sénateurs, contre 4 auparavant, de quoi créer un groupe.

Le principal allié du PS est donc sur le point de devenir un parti dit de gouvernement. Un accord pour les législatives pourrait être conclu en novembre avec le PS sur la base de 80 circonscriptions réservées aux Verts. Des succès qui devraient aider la candidate à la présidentielle, Eva Joly. Mais paradoxalement, sa campagne patine. Sale période. La primaire du PS occupe tout l'espace. Les sondages restent médiocres, entre 4 et 8% des intentions de vote.

Pour donner un second souffle à sa campagne, Eva Joly compte sur un déplacement fin octobre au Japon. La catastrophe nucléaire de Fukushima reviendra de plein fouet dans le débat français. Mais en interne, ça comme à coincer. Les partisans de Nicolas Hulot s'inquiètent de la tournure des évènements. Cela dit, il y a, quand même, un élément porteur, explique Sergio Coronado, le directeur de la campagne d'Eva Joly, c'est le climat actuel pourri par les affaires.

Un dernier souci pour Eva Joly, le peu d'enthousiasme et de soutien de la part de Nicolas Hulot. Il voit Jean-Louis Borloo, qui rêve de le prendre dans ses filets centristes, mais assure ses amis Verts qu'il prendra part à la campagne d'Eva Joly en 2012 sans plus de précision sur la date. Janvier, Février, deux jours avant le premier tour ? Rien n'est tranché sur la façon dont il va s'engager auprès de l'ex-magistrate.

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