Bruno Gollnisch "pas favorable" au changement de nom du Front national

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Bruno Gollnisch, député européen Front national, était l'invité de France Info vendredi. Il s'est dit opposé à l'ajout du terme "républicain" au nom Front national comme le propose Gilbert Collard, député Rassemblement Bleu Marine du Gard. Bruno Gollnisch souhaite une réconciliation entre les "deux FN", celui de Florian Philippot et de Jean-Marie Le Pen. "Je suis de ceux qui y travaille".

Le député européen FN Bruno Gollnisch a déclaré ce vendredi sur France Info qu’il n’était "pas favorable" au changement de nom du Front national suggéré par Gilbert Collard. Le député du Gard propose d'ajouter le mot républicain pour donner le "Front national républicain". "Est-ce c’est parce qu’il a eu des accointances dans le passé avec des monarchistes ou autre ", s’est interrogé l’eurodéputé, avant d’ajouter qu’il n’éprouvait pas le besoin de rajouter républicain, voyant "l’usage qu’un certain nombre de crapules font du mot République ."

Bruno Gollnisch débattra de cette question au séminaire du Front national, qui démarre ce vendredi pour trois jours en banlieue parisienne, à l'appel de sa présidente Marine Le Pen. L’idée est de réformer le parti et de se mettre d’accord sur un programme pour l’élection présidentielle de 2017. Une "excellente idée " pour Bruno Gollnisch, qui souhaite une réconciliation entre les "deux FN ", celui de Florian Philippot et de Jean-Marie Le Pen. "Je suis de ceux qui y travaille ", a-t-il précisé.

"Beaucoup de formations politiques seraient ravies de faire 30%

Bruno Gollnisch a estimé vendredi sur France Info que le sondage TNS Sofres qui indique que le parti d’extrême droite aurait atteint son "plafond de verre" de votes n’est pas si négatif, "pour une formation qui se bat toute seule ". Ce sondage, commandé par France Info, Le Monde et Canal +, indique que la capacité à rassembler de Marine Le Pen au-delà de son camp recule de 7 points. Seuls 22% des gens interrogés pensent qu’elle ferait une bonne présidente de la République. Enfin 56 % considèrent que le FN représente un danger pour la démocratie, un chiffre en progression. Pour Bruno Gollnisch, "beaucoup de formations politiques seraient ravies de faire 30% " aux élections, citant François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon, Hervé Morin et même Nicolas Sarkozy. Ce dernier a déclaré jeudi soir dans l’émission Des Paroles et des Actes sur France 2 vouloir aller chercher les électeurs de droite qui seraient tentés par le Front national. "Quand la grande surface est concurrencée avec succès par une petite boutique qui lui pique toute sa clientèle, évidemment elle voudrait bien aller les rechercher ", a-t-il considéré, s’interrogeant ensuite sur la crédibilité de Nicolas Sarkozy et de ses promesses. "Il a eu cinq ans pour le faire, sans compter les moments où il était ministre ", a-t-il observé.

"Là où le Front national apparaît, la gauche disparaît "

Bruno Gollnisch a indiqué que jusqu’à présent les cas de figure opposaient un candidat Front national et un candidat "de la fausse droite " pour lequel les électeurs de gauche reportaient leurs voix. L’eurodéputé pense que "si Marine Le Pen est confrontée par exemple à un candidat tel que François Hollande au deuxième tour de l’élection [présidentielle] ", il pense qu’une "partie des électeurs Républicains " se reporteront sur Marine le Pen.  Le député européen FN a également rappelé que pour les régionales son partia a obtenu, "certes de façon indirecte, la disparition complète des élus socialistes, communistes et écologistes dans les deux régions de référence qu’ils gouvernaient, le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA ." "Là où le Front national apparaît, la gauche disparaît ", a-t-il lancé.

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