Attaque du Thalys : Claude Guéant appelle à "changer d'approche"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Invité de France Info ce lundi, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a salué la "conduite exemplaire" des héros du Thalys. Et il a appelé tout le pays à se mettre en "situation de vigilance". Il a aussi commenté sa situation personnelle : "Je suis tranquille avec ma conscience."

 "Le danger peut venir de partout. Les cibles peuvent être mystérieuses. Et cela signifie qu'indépendamment de la sécurité dans les transports, Il faut changer d'approche de la question de la sécurité au regard du risque terroriste" a déclaré Claude Guéant. Le gouvernement hier a fait un communiqué sous la signature de monsieur Valls et de monsieur Cazeneuve pour nous dire que les forces de l'ordre étaient vigilantes (…) Je ne doute pas un instant de leur vigilance, de leur détermination, de leur préparation. Mais ce qu'il faut c'est que le pays soit mis en situation de vigilance. C'est la nation toute entière qui doit être en situation de vigilance. Partout il faut avoir un minimum de réflexes, de précautions élémentaires préalables qui permettent de prendre en compte le risque terroriste.

"On peut avoir des installations de contrôle des bagages et des personnes de manière aléatoire"

Et l'ancien ministre de l'Intérieur de citer l'exemple d'Israël qui "vit depuis des années sous la menace d'attentats. Et les Israéliens vivent de façon tout à fait normale. Ils n'empêchent qu'ils prennent des précautions élémentaires. Je crois qu'il faut que les exploitants de cinéma, de théâtre, de magasins, les directeurs d'établissements scolaires prennent des précautions élémentaires.. ." Et il revient sur le cas de la SNCF : "Il est très difficile de faire un contrôle systématique des voyageurs mais il faut quand même faire un minimum. On peut avoir des installations de contrôle des bagages et des personnes de manière aléatoire".

Enfin Claude Guéant  s'est exprimé sur sa situation judiciaire personnelle puisqu'il a été entendu par la justice dans plusieurs dossiers. "Si on a voulu me museler, m'interdire de parler, et bien vous me donner l'occasion d'exprimer un point de vue que j'espère utile pour les Français. Je suis tranquille avec ma conscience. Tout ce que je souhaite c'est être utile."

Vous êtes à nouveau en ligne