Vaccination contre le Covid-19 : les hôpitaux et cliniques privés veulent "participer davantage", affirme le président de leur Fédération

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Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée, affirme que 150 à 200 établissements privés sont prêts à participer immédiatement à la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Pour la campagne de vaccination contre le Covid-19, l’hôpital public est en première ligne. Ses concurrents privés demandent à y "participer davantage". Invité éco de franceinfo mercredi 13 janvier, Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée, est formel : "On peut, dès demain, ouvrir entre 150 et 200 centres" de vaccination. 

Un appel à l'État et aux préfets

Le représentant du secteur affirme qu’il y a "un retard, un petit décalage pour associer les cliniques privées": "C’est l’hôpital public qui est dépositaire des vaccins et qui nous les livre. On demande à être également en première ligne". À ce jour, "quarante établissements sont centre de vaccination, via le réseau de l’hôpital public". Lamine Gharbi demande à l’État, et aux préfets, de pouvoir "participer davantage", en n’étant pas "dépendants de l’hôpital public".

On veut être au même niveau d’action que l’hôpital public

Lamine Gharbi, président de la FHP

sur franceinfo

Lamine Gharbi met aussi en avant un aspect pratique : "Bon nombre d’entre nous ont déjà des congélateurs à -80°C degrés pour pouvoir stocker et ne pas être pénalisés par la péremption des cinq jours pour le vaccin Pfizer". Il insiste : "Mille cliniques sur le territoire peuvent participer à la vaccination".

Combien rapporte la vaccination ? "Pour l’instant, ça ne rapporte rien, répond Lamine Gharbi. Et même, ça nous coûte de l’argent, parce que nous n’avons pas de financement. Mais je ne suis pas inquiet car le financement va venir (…) Le gouvernement a joué son rôle. Il nous a soutenus. Bien sûr, ces centres de vaccination ont un coût et nous allons établir un budget. Mais ce n’est pas ce qui freine. Ce qui freine, c’est l’arrêté préfectoral".

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