Transports publics : "Entre 60% et 80% des passagers sont revenus", selon le PDG de Transdev

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Pour Thierry Mallet, PDG de Transdev, et également président de l’Union des transports publics, cette fréquentation basse "va avoir un impact financier important".

Malgré la rentrée, les transports publics n’ont pas retrouvé leur fréquentation habituelle. "Les voyageurs reviennent progressivement (…) Selon les réseaux, entre 60% et 80% des voyageurs [sont revenus]", explique Thierry Mallet, invité éco de franceinfo mardi 8 septembre.

Le PDG de Transdev, également président de l’UTP (Union des transports publics) ajoute aussitôt : "Ça va avoir un impact financier important puisque les recettes voyageurs ne sont pas revenues alors que tous les coûts sont bien là, et même davantage, puisqu’on doit intégrer les coûts de la désinfection". Thierry Mallet assure d’ailleurs que "les transports publics sont un lieu sûr".

Quatre milliards d’euros perdus sur la période

"Pour l’ensemble du secteur, on estime qu’entre la baisse de versement mobilité, qui est la contribution des employeurs auprès des autorités organisatrices, plus les pertes de recettes, c’est près de quatre milliards que nous allons perdre sur la période : 50% pour le versement mobilité, 50% pour la partie voyageurs", ajoute Thierry Mallet.

Les transports en Île-de-France sont particulièrement touchés. Mais la région, autorité organisatrice des transports, vient justement de trouver un accord financier avec l’État à hauteur de 2,6 milliards. Selon Valérie Pécresse, présidente de la région, interviewée dans Le Parisien, "cet accord permet la compensation intégrale des pertes liées au Covid". Pour Thierry Mallet, c’est "une très bonne nouvelle" : "La région Île-de-France, c’est à peu près la moitié du transport public en France."

Le plan de relance, lui, prévoit onze milliards pour le secteur des transports. Mais les transports du quotidien n’ont-ils pas été oubliés ? Non, répond Thierry Mallet : "Il y a 1,2 milliard pour ces transports du quotidien, avec un effet de levier. Ce que l’État va apporter vient en complément de ce que les collectivités locales vont pouvoir mettre."  

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