Rénovation énergétique : "Ça va être très compliqué", selon Patrick Liebus, le président des artisans du bâtiment

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Le président de la CAPEB dénonce une réforme qui, malgré ses objectifs, va pénaliser "des personnes très précaires".

Une prime à la place d’un crédit d’impôt. Les députés, qui examinent en ce moment le budget pour l’an prochain, vont modifier le système d’aides pour la rénovation énergétique des logements. Pour Patrick Liebus, président de la CAPEB (les artisans du bâtiment), la réforme n’atteindra pas ses objectifs : "Quand on veut améliorer les choses, il ne faut pas les compliquer"

Selon Patrick Liebus, "les aides ne vont pas forcément être au bon niveau pour atteindre les bons objectifs. Malgré ce qui est décidé, les personnes très précaires vont avoir de l’argent à sortir de leur poche. C’est absolument incroyable !".  

Un frein aux travaux ?

Il donne l’exemple des PAC, les pompes à chaleur : "Ça coûte entre 12 000 et 14 000 euros. Avec le système précédent, des personnes très précaires pouvaient le faire sans rien payer, et dans les règles de l’art. Là, certaines personnes auront 2 000, 3 000 ou 4 000 euros à mettre de leur poche. Comment envisager que des personnes avec des revenus très faibles s’engageront dans ce type de travaux ?"

Pour l'instant, le projet exclut du dispositif les 20% de foyers les plus riches. Pour le président de la CAPEB, c’est également une erreur : "Il va y avoir un frein sur le développement de la rénovation énergétique". Il demande aux députés de revenir sur cette mesure ou de l’aménager.      

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