Régimes spéciaux et réforme des retraites : l’UNSA ne veut pas mener "des combats qui paraissent perdus d’avance"

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Le syndicat, puissant à la RATP et à la SNCF, va discuter avec le gouvernement.

Emmanuel Macron cherche des alliés pour sa réforme des retraites. A la veille d’une grève massive à la RATP, il a reçu Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA, jeudi 12 septembre. Le sixième syndicat français, en croissance, est puissant dans certains secteurs. Il est en tête dans les transports parisiens.  

Le chef de l’Etat a-t-il convaincu le dirigeant syndical ? "Il est déterminé à conduire cette réforme", constate Laurent Escure, qui discutera avec le gouvernement dans les prochaines semaines et poussera ses revendications : "On n’a pas l’habitude de faire la politique de la chaise vide."

RATP : "Un mouvement à prendre au sérieux" 

Le syndicat discute… et appelle à la grève. Le mouvement lancé à la RATP, vendredi 13 septembre, promet d’être massif. "Il faut le prendre au sérieux, selon le dirigeant de l’UNSA. Je pense, ajoute-t-il, que le président de la République comme le Premier ministre ont compris que certains secteurs méritaient une attention particulière".  

Pas de bataille pour les régimes spéciaux  

L’UNSA exige-t-elle le maintien des régimes spéciaux ? Non, selon Laurent Escure, qui dit ne pas vouloir mener "des combats qui semblent perdus d’avance" : "Le président est déterminé à aller au bout de sa réforme (…) Si jamais on a la possibilité de recrédibiliser le régime par répartition (…) il y a des choses à faire." Plus qu’un système, le syndicat dit vouloir défendre des "spécificités".  

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