Réforme des retraites : la CFE-CGC est "toujours dans le camp des opposants"

Le syndicat de l'encadrement maintient la pression. Pour le président de la CFE-CGC, François Hommeril, le gouvernement "doit revenir à la table des négociations".

Depuis des mois, la CFE-CGC combat le projet de réforme des retraites. Le syndicat de l’encadrement a-t-il changé d’avis ? Non, selon son président François Hommeril, invité éco de franceinfo vendredi 6 décembre: "Nous sommes toujours dans le camp des opposants."  

Le syndicat n’appelle pas à la grève interprofessionnelle lancée par d’autres organisations pour le mardi 11 décembre. Mais François Hommeril met la pression sur le gouvernement avant la réunion prévue lundi avec les partenaires sociaux : "Nous avons tendu une perche au gouvernement. À lui de savoir la saisir avec intelligence et de revenir à la table des négociations."  

"Le vrai dialogue social, c’est la négociation"  

Sur le fond, la position de la CFE-CGC n’a pas bougé, après l’intervention d’Edouard Philippe ce vendredi. "Le discours est à peu près le même. J’en ai un peu marre d’entendre parler de ‘dialogue social’ alors que le vrai dialogue social, c’est la négociation", dénonce le leader syndical. "Je suis toujours aussi étonné qu’on s’accroche à une réforme (…) alors qu’en vérité tout le monde est contre (…) Cette réforme ouvre des gouffres d’incertitudes", continue-t-il.  

Le gouvernement essaie de rallier le syndicat de l’encadrement. Négocie-t-il avec la CFE-CGC des mesures spécifiques pour les cadres ? "Absolument pas. Il n’y a aucune négociation", indique François Hommeril.

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