Pour le journaliste Jean-Laurent Cassely, "l’authenticité" est devenue une "stratégie marketing"

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La recherche du "vrai", de "l’authentique", est un phénomène de consommation. Le journaliste Jean-Laurent Cassely publie "No Fake", une enquête sur cette tendance.

De "vrais" bistrots, des quartiers "qui ont une âme", des voyages "hors des sentiers battus"… Pour de nombreux consommateurs, la recherche d’authenticité est devenue essentielle. Jean-Laurent Cassely a enquêté sur ce phénomène. Le journaliste publie No Fake, Contre-histoire de notre quête d’authenticité (Editions Arkhe).  

La blanquette de veau, symbole d’une nouvelle consommation ?  

Pour le journaliste, c’est par exemple chercher "un petit bistrot sans prétention des années 1970, où on mange des plats de grand-mère comme la blanquette de veau". Mais tous les secteurs sont touchés, selon lui, du tourisme à l’immobilier ou au coworking.  

Le phénomène touche surtout des gens jeunes. Et pour Jean-Laurent Cassely, mercredi 3 juillet sur franceinfo, c’est logique, après la standardisation de la consommation dans les années 1980 et 1990.  

Ces générations-là ont grandi avec la mondialisation, avec les marques multinationales et elles n’ont connu que ça. Elles vivent une forme de rebellion nostalgique par rapport à un monde perdu, ou ce qu’elles imaginent être un monde perdu

Jean-Laurent Cassely

à franceinfo

Les marques se sont engouffrées dans cette tendance. "L’authenticité est devenue une stratégie marketing. Il y a une forme de massification de l’authenticité. Par exemple, Instagram est un réseau social visuel presque entièrement consacré à des images qui se veulent authentiques", explique Jean-Laurent Cassely.  

Le phénomène, selon le journaliste, "est difficile à quantifier". Mais il permet aux marques de monter en gamme, avec des produits souvent plus chers.

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