Mobilisation contre la grève des retraites : "Les commerçants ont perdu beaucoup d’argent", confirme la chambre de commerce d’Île-de-France

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Selon Didier Kling, le président de la chambre de commerce francilienne, 96% des commerçants décrivent "un très mauvais mois de décembre".

Des manifestations sont organisées samedi 11 décembre dans de nombreuses villes en France et notamment à Paris. C’est le 38e jour de grève contre la réforme des retraites.

Quasiment toutes les entreprises pénalisées

À Paris, les représentants des commerçants s’inquiètent. Invité éco de franceinfo, Didier Kling, président de la chambre de commerce Paris/Île-de-France, affirme que "l'angoisse" étreint de nombreux commerçants. La chambre a interrogé environ 200 commerçants pendant la première semaine du mois de janvier : "96% d’entre eux nous ont dit qu’ils avaient fait un très mauvais mois de décembre". Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des loisirs ont souffert plus que les autres. Selon Didier Kling, à Paris, pour l’instant, 31 entreprises ont fait état de difficultés de trésorerie.

D'après la chambre de commerce, pour les fêtes de fin d’année, les magasins de vêtements ont parfois perdu jusqu’à 25 ou 30% de chiffre d’affaires. Ces magasins se retrouvent avec des stocks importants, alors que les soldes viennent de débuter. Ils proposent donc des démarques plus élevées que d’habitude.

Des perdants… et des gagnants

La crise sociale n’a pas nui à toutes les entreprises. Certains commerces de proximité ont vu leur chiffre d’affaire augmenter : "On a vu, pour les achats de Noël, que le centre-ville a été déserté et que par contre, des commerces situés en périphérie ont retrouvé les clients qui les avaient peut-être un peu délaissés ces dernières années", explique Didier Kling.

Le président de la chambre de commerce demande au gouvernement de nouvelles mesures pour soutenir les entreprises les plus en difficulté : "Nous proposons d’aller au-delà des effacements de charges" (proposés au cas par cas par le gouvernement). Didier Kling demande par exemple que le "versement transport" soit remboursé aux entreprises. Ce versement est une contribution des entreprises au financement des transports.

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