"La situation de l’investissement s’améliore fortement en France", estime Ambroise Fayolle (Banque européenne d'investissement)

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Quelle place pour l’économie dans la campagne pour les élections européennes du mois de mai ? L’économie et le social pèsent dans le débat actuel. Vont-ils jouer un rôle déterminant dans les résultats du scrutin ?

En pleine campagne pour les élections européennes, le président de la Banque européenne d’investissement a estimé, mardi 23 avril sur franceinfo, qu'"il y a un élément assez rassurant en France : c’est que la situation de l’investissement s’améliore fortement. L’investissement repart. Il a même dépassé le niveau de 2008, c’est-à-dire le niveau d’avant la crise. C’est une situation que l’on constate un peu partout en Europe mais notamment en France", insiste Ambroise Fayolle. Et le patron de la banque de l’Europe de poursuivre : "La réforme qui est en train d’être mise en place correspond à ce que les chefs d’entreprise européens nous disent : la nécessité de réformer la formation professionnelle pour avoir les meilleurs compétences techniques pour trouver du travail".  

Quel bilan pour le plan Juncker, cinq ans après sa mise en place ? "Le fonctionnement et la mise en place du plan Juncker, c’est un très grand succès. Nous avons un plan qui va permettre de financer 500 milliards d’euros d’investissements d’ici fin 2020, par exemple dans des projets en faveur de l’innovation en faveur de la lutte contre le changement climatique. La France est le premier bénéficiaire du plan Junker à hauteur de 20 % des 500 milliards d’euros", déclare le président de la BEI.

La création d’une banque européenne du climat souhaitée par le président de la République, Emmanuel Macron, est-elle une bonne idée ? La Banque européenne d’investissement sert déjà d’établissement financier pour l’environnement. Mais pour Ambroise Fayolle, "c’est extrêmement important de se mobiliser pour accélérer les financements en faveur du climat. Si nous voulons tenir les objectifs que nous nous sommes fixés à la COP21 en 2015 à Paris, et si cela permet de mettre l’accent sur ce que l’on peut faire de plus en matière de financement de la lutte contre le changement climatique, c’est vraiment quelque chose de positif".

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