La baisse des indemnisations chômage va provoquer des "drames", affirme Laurent Berger, de la CFDT

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La réforme de l'assurance chômage va entraîner une baisse des indemnisations, pour de nombreux demandeurs d'emploi. Le leader de la CFDT demande au gouvernement de revoir son projet.

Au mois de novembre, la réforme de l’assurance chômage va commencer à entrer en vigueur. Selon l’Unedic, qui gère le système, des centaines de milliers de chômeurs seront moins bien indemnisés.

Pour Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, invité éco de franceinfo, cette réforme va provoquer des "drames" : "Quand vous allez être indemnisé 50% de moins que ce que vous étiez indemnisé avant, ça commence à vous mettre en situation difficile."

1,3 million de personnes vont faire les frais de 3,4 milliards d’économies sur leur dos, parce qu’elles vont être moins bien indemnisées, soit en durée, soit en revenu.

Laurent Berger

à franceinfo

Le premier syndicat français espère encore "faire bouger" le gouvernement : "Nous allons lutter contre cette réforme en expliquant concrètement" ce qu’elle signifie pour les chômeurs.

Non aux quotas pour l’immigration professionnelle

Le gouvernement envisage des quotas pour l’immigration professionnelle, par nationalité ou par secteur d’activité. Une mauvaise idée, selon Laurent Berger : "Il faut d’abord fixer la philosophie. Et la mienne, en la matière, c’est d’abord l’accueil d’urgence à toute détresse."

S’agissant des besoins de l’économie française, "il faut faire en sorte qu’on intègre, y compris par le travail. Je me méfie beaucoup [de l’idée qu’il y aurait] des bons et des mauvais immigrés".

Lutte contre le terrorisme : un "équilibre" entre "sécurité" et "liberté"

Emmanuel Macron a rendu hommage mardi 8 octobre aux quatre fonctionnaires tués, la semaine dernière à la préfecture de police de Paris. Le chef de l’État veut instaurer une "société de vigilance", pour empêcher ce type d’attaque.

Jusqu’où faut-il aller ? "On ne peut pas aller contre une vigilance accrue", répond Laurent Berger, qui alerte sur un "équilibre extrêmement fin" à trouver entre "besoin de sécurité" et "liberté" : "Je ne souhaite ni négligence ni suspicion qui toucherait indifféremment les citoyens et les travailleurs."

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