L'interview éco. Avec François Fillon, "c'est le début de la fin pour la sécurité sociale" selon Jean-Claude Mailly

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a manifesté de l'inquiétude, lundi sur franceinfo, suite à la victoire de François Fillon lors de la primaire de la droite.

Invité de L'interview éco. sur franceinfo lundi 28 novembre, Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO), ne cache pas son inquiétude suite à la victoire de François Fillon. Le vainqueur de la primaire de la droite a assuré vouloir prendre des mesures radicales s'il devient président de la République en mai 2017. Suppression de 500 000 emplois publics, hausse du temps de travail des fonctionnaires, réforme de la sécurité sociale, font partie des promesses du député de Paris.

"C'est le début de la fin pour la sécurité sociale. [Ce que propose François Fillon] est contradictoire avec ce qu'il fait sur les allocations familiales, selon Jean-Claude Mailly. Sur les allocations familiales, il rétablit le système antérieur et il a raison. Sur l'assurance maladie, quelqu'un qui gagnerait plus n'aurait plus les mêmes droits. Il n'y aurait plus d'égalité de droit en matière d'accès aux soins."

Force ouvrière ne donne jamais de consigne de vote dans des élections

Jean-Claude Mailly
secrétaire général de FO

franceinfo

Le secrétaire général de FO s'interroge également sur les suppressions de postes annoncées dans la fonction publique : "J'aimerais que l'on me dise où on va supprimer 500 000 postes de fonctionnaires. Dans les hôpitaux ? Dans la police nationale ? Dans les finances ? Dans beaucoup d'endroits, ils sont à l'os. Partout, on est à flux tendu." Jean-Claude Mailly souligne que ce n'est pas qu'un problème de chiffres, car "il n'y a pas que des critères économiques. C'est aussi le service qui est rendu à la population".

Le syndicat Force ouvrière ne fera pas campagne contre François Fillon s'il est élu, a assuré Jean-Claude Mailly, "mais sur certaines propositions économiques et sociales on va dire ce que l'on doit dire."

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Vous êtes à nouveau en ligne