Jean-Pierre Crouzet (UPA) : "Les artisans n'appliqueront pas les mesures sur la pénibilité"

Le bras de fer entre les chefs d'entreprise et le gouvernement se durcit. Le président de l'UPA, qui représente les artisans, annonce que ces entreprises "n'appliqueront pas" les mesures sur la pénibilité et en appelle au "bon sens".

Plusieurs mesures sur la pénibilité sont applicables dès le 1er janvier. Sur France Info, Jean-Pierre Crouzet, le président de l'Union professionnelle artisanale, avertit le gouvernement : "Nous sommes tous opposés à la mise en place de compte pénibilité. Pour le moment, on ne l'appliquera pas. Et puis on verra. On s'y oppose (...) Mais j'espère que le bon sens va l'emporter très rapidement. "

 

Ce jeudi, Marisol Touraine a expliqué que le "compte pénibilité" est "tout à fait supportable " pour les chefs d'entreprise qui contestent "sous des propos excessifs " une "avancée sociale majeure ". Ce compte pénibilité est l'un des chapitres de la réforme des retraites engagée par le gouvernement, est au nombre des mesures dénoncées par les patrons de PME qui déplorent pour beaucoup une usine à gaz. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a paru leur donner raison en soulignant, le 5 novembre, la complexité "insupportable pour certains " du dispositif.

 

Le "compte pénibilité" s'appliquera à compter du 1er janvier prochain pour les salariés du privé exposés à quatre facteurs de "pénibilité" : le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en horaires alternants et le travail en milieu hyperbare. Six autres cas s'y ajouteront le 1er janvier 2016. Les salariés concernés cumuleront sur leur compte des points qui leur permettront notamment de partir plus tôt à la retraite.

Autre sujet brûlant : le travail du dimanche, que le gouvernement veut développer. Le président de l'UPA s'y oppose : "C'est la disparition des commerces de centre-ville ". Et demande officiellement au gouvernement de renoncer à sa réforme : "C'est ce que nous demandons, c'est clair. Il y a cinq dimanche autorisés. Si le dimanche est amplifié, ce sera au détriment du commerce de proximité, de sa qualité et de ce qui est envié partout ". 

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