"Il faut entendre les Français et leur répondre", estime Jean-Marc Borello, président du groupe SOS

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Le président du leader européen de l’économie sociale est aussi un proche d’Emmanuel Macron. Cofondateur du mouvement En Marche, il souhaite que le gouvernement reprenne "un certain nombre de questions autour de la fiscalité".

En une trentaine d’années, Jean-Marc Borello a créé le leader européen de l’économie sociale : le groupe SOS emploie aujourd’hui 18 000 personnes et réalise environ un milliard de chiffre d’affaires. Mais l’entrepreneur est aussi un des fondateurs d’En Marche, le parti d’Emmanuel Macron.  

Le chef de l’État vient de lancer le grand débat national, en réponse au mouvement des "gilets jaunes". Doit-il changer de politique économique ? Taxer davantage les hauts revenus, comme le demande par exemple la CFDT ? "Il faut évidemment reprendre un certain nombre de questions autour de la fiscalité", répond Jean-Marc Borello. "Est-ce qu’il faut plus de tranches ? En tout cas, il ne faut pas de réforme basée sur l’idéologie. Il faut mesurer l’effet des réformes lancées (…) Ce qui est prioritaire pour moi, c’est qu’on entende les Français, et qu’on leur réponde". Mais le cofondateur d’En Marche en est convaincu, "Les fondamentaux sont bons (…) Les Français, dans leur vie quotidienne, quand ils ne paieront plus la taxe d’habitation pour 80% d’entre eux, lorsqu’enfin la mensualisation du paiement de l’impôt permettra de gagner de la trésorerie, ressentiront les résultats dans les jours et les semaines qui viennent".

Un "dispositif sans actionnaires et sans dividendes"

Jean-Marc Borello publie L’entreprise doit changer le monde (aux éditions Débats publics). D’après lui, "Les entreprises doivent faire comme le font les entreprises sociales et notamment le groupe SOS : mettre au même niveau les résultats économiques, l’impact social et l’impact environnemental de ces actions (…) Je crois que les chefs d’entreprise ont compris que le sujet n’est plus de maximiser les résultats à court terme pour satisfaire exclusivement les actionnaires. Ça, c’était avant".  

Le social est-il devenu un marché comme un autre ? "Nous pouvons rechercher l’intérêt général tout en construisant de la richesse (…) Dans un dispositif sans actionnaires et sans dividendes, tout ce qui est créé est utilisé pour innover et améliorer l’impact social et environnemental de ce que nous faisons".

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