Hamon, Le Pen, Melenchon : "Sur le champ social, ils ont des similitudes" (François Asselin, CPME)

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François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, était l'invité de Jean Leymarie, mardi sur franceinfo, pour évoquer l'élection présidentielle.

François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), ne souhaite pas se prononcer sur le candidat qu'il soutient pour l'élection présidentielle. Il a en revanche mis en garde contre les programmes de Marine Le Pen, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, mardi 11 avril sur franceinfo. Selon lui, "il y a beaucoup de contraintes à travers les propositions qu'ils font, alors que ce dont nous avons besoin, c'est d'un petit plus de liberté".

franceinfo : Quand François Fillon est venu voir vos adhérents, il a été très applaudi. Est-ce votre favori ?

François Asselin : François Fillon n'était pas le seul invité, mais c'était celui qui avait le moins de surprises. Il avait annoncé la couleur depuis très longtemps. Il arrivait avec un programme connu de tous. François Fillon avait bénéficié d'un accueil plutôt sympathique, mais ce n'est pas notre candidat. Quand un syndicaliste commence à faire de la politique, il arrête de faire du syndicalisme. Pour autant, mon job c'est d'être en dialogue avec l'ensemble de l'échiquier politique, de droite comme de gauche. Nous sommes des pragmatiques. Nous cherchons à comprendre ce qu'il y a derrière les programmes de chaque candidat.

Quel programme préférez-vous ?

Il faut regarder la France telle qu'elle est. Il y a des principes de réalité. Quand on dit que la France a une dette abyssale, il faudra bien traiter ce problème, sinon nous allons perdre notre souveraineté. Quand on dit que la France a un déséquilibre majeur, autour de la sphère publique, par rapport au secteur marchand, il faudra bien régler ce problème. La richesse est créée dans le secteur marchand. Il faut donc miser sur les entreprises. Les candidats qui disent que la dette n'est pas un problème, nous disons attention. Il ne faut pas écouter ces choses-là. Lorsqu'on dit que demain, on va pouvoir baisser l'âge de départ à la retraite, ne soyons pas naïfs.

Pierre Gattaz, le président du Medef a mis sur le même plan trois candidats : Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon ou Marine Le Pen. Pour lui voter pour un de ces candidats, c'est "ruine, désespoir, désolation et pauvreté généralisée". Partagez-vous cet avis ?

Les mots sont forts. Pour autant, quand on parle d'abaisser l'âge de la retraite, c'est quasiment impossible. C'est possible en augmentant les cotisations, or nous avons toujours un problème de décalage du coût du travail par rapport à nos concurrents étrangers. Sur le champ social, ces trois candidats ont des similitudes. Il y a beaucoup de contraintes à travers les propositions qu'ils font, alors que ce dont nous avons besoin, c'est d'un petit plus de liberté.

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