Fiscalité : "Si elle était mieux expliquée elle serait mieux comprise"

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Agnès Michel, auteure du "Petit manuel à l’usage de ceux qui payent des impôts et voudraient savoir pourquoi" était l'invité de franceinfo jeudi. Elle s'est exprimée sur la fiscalité et le mouvement des "gilets jaunes". 

"Le ras-le-bol traduit surtout un incompréhension de comment fonctionne notre système fiscal" a estimé Agnès Michel, invité de franceinfo jeudi 15 novembre. L’auteure du Petit manuel à l’usage de ceux qui payent des impôts et voudraient savoir pourquoi pointe notamment le grand nombre de niches fiscales en France "Il y a 500 niches, tout ça crée des suspicions d'être du mauvais côté de la barrière et cela crée de temps en temps des mouvements comme celui de ce week-end." a-t-elle déclaré. 

Mieux expliquer ou va l'argent 

La consultante au cabinet conseil et d’expertise Secafi estime que les taxes seraient mieux acceptées si la fiscalité "était plus simple et transparente." Selon Agnès Michel, "il faudrait une réforme fiscale d'ampleur pour résorber toutes les niches et réaliser une stratégie de communication bien faite."

Concernant la fiscalité verte, elle estime que "dans les faits on a un retard qui n'est pas résorbé. La taxe carbone est une bonne initiative mais elle n'est pas particulièrement mis en place en France par rapport à d'autres pays." 

"Les gilets jaunes veulent le beurre et l'argent du beurre"

Selon Agnès Michel, le mouvement du 17 novembre est surtout lié à une incompréhension de la fiscalité. "Les gilets jaunes veulent le beurre et l'argent du beurre, c'est à dire qu'ils veulent des routes bien entretenus grâce au budget de l'État et en même temps du carburant pas cher, qui sert à financer ces routes. A un moment donné, il faut choisir, il faut savoir pourquoi on paye et pourquoi on dépense et là j'ai l'impression qu'il y a une incompréhension forte et qui est un petit peu manipulée il me semble", a-t-elle déclaré. "C'est ce qui s'est passé sur les bonnets rouges, il n'en ai rien sorti de très constructifs", a conclu Agnès Michel. 

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