Déconfinement : "La réouverture des cinémas avec des jauges de 35%" à l'étude par le gouvernement, selon Olivia Grégoire

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La secrétaire d'État chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable promet de poursuivre l'accompagnement des entreprises après la reprise : "Nous n'allons pas retirer l'échelle brutalement."

"Nous allons permettre la réouverture des terrasses, mais aussi les lieux de culture, et pas uniquement les musées", a confirmé mercredi 21 avril sur franceinfo Olivia Grégoire, secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable. Le gouvernement a réaffirmé son objectif de lever progressivement les restrictions anti Covid-19 en mai. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que le calendrier tracé fin mars par le président Emmanuel Macron reste "la base de travail".

Le gouvernement ne va pas "retirer l'échelle brutalement"

Selon Olivia Grégoire, les cinémas sont aussi concernés par cette réouverture des lieux de culture : "Roselyne Bachelot travaille sur la réouverture des cinémas avec des jauges de 35%", assure la secrétaire d'Etat, qui insiste : "Nous tiendrons les dates annoncées".

Olivia Grégoire précise par ailleurs que, dès que l'activité économique pourra reprendre, le gouvernement ne va pas "retirer l'échelle brutalement". "L'État continuera à accompagner un certain nombre de secteurs et sera encore présent pour les secteurs qui ont le plus souffert pour continuer à les accompagner de façon progressive", promet-elle. Le détail des réouvertures sera précisé par le président de la République début mai.

Responsabiliser les entreprises européennes

Sur franceinfo, la secrétaire d'État chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable est également revenue sur les négociations lancée mercredi par la Commission européenne sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Pour Olivia Grégoire, "l'enjeu réel c’est d’abord que l’on se mette d’accord sur un langage commun, sur une grammaire commune, pour que les entreprises européennes dans l’ensemble des États-membres donne à voir la réalité de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance, de façon chiffrée et mesurable".

Que propose la France ? "Nous allons demander au nom de la France, sur le volet social par exemple, d’avoir des indicateurs sur le partage de la valeur, la participation, l’intéressement des salariés, l’épargne salariale, comment les salariés sont intéressés aux performances de l’entreprise", annonce Olivia Grégoire.

"Je pense aux Américains et aux Chinois"

En matière de parité femmes - homme, la secrétaire d'Etat affirme le souhait du gouvernement français de "promouvoir l’index créé par l’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui permet d’engager et de pousser les entreprises à embarquer plus de femmes dans les conseils d’administration".

Olivia Grégoire se dit convaincue de la volonté européenne "de bâtir son propre référentiel". "C’est un sujet de souveraineté. Et si nous ne le faisons pas, nous subirons les référentiels d’autres pays qui n’ont pas le même modèle économique et social. Je pense aux Américains et aux Chinois".

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