Covid-19 : Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France, réclame l’ouverture "normale" des commerces

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Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Paris Île-de-France dénonce une situation "un peu absurde" dans les départements reconfinés, au lendemain des annonces du Premier ministre.

Qui pourra ouvrir ? Qui devra fermer ? Vendredi soir, la situation des commerces, dans les seize départements reconfinés, n’était pas totalement fixée. En théorie, seuls les commerces de première nécessité peuvent ouvrir. Mais des dérogations seront accordées, notamment pour les salons de coiffure. Invité éco de franceinfo, Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France, demande "une ouverture, une libéralisation", au lendemain des annonces de Jean Castex, qui a imposé de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

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"Dès lors qu’il n’y a pas de danger pour la santé, dès lors qu’on respecte les protocoles, explique Didier Kling, il faut qu’on puisse ouvrir normalement ces commerces." Selon le professionnel, d'autres scénarios auraient pu être choisis. "On aurait pu imaginer des solutions différentes", affirme Didier Kling. "J'aurais préféré qu’on dise 'vous pouvez vous promener pendant deux heures (…) et pendant deux heures fréquenter les commerçants, dès lors qu’ils respectent certaines conditions strictes d’hygiène'". Le président de la CCI Paris Île-de-France dénonce une situation "un peu absurde".

Si j’ai bien compris, je peux aller faire réparer mon vélo, mon ordinateur… mais pas mes chaussures, alors qu’on m’incite à marcher beaucoup.

Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France

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Par ailleurs, le gouvernement a annoncé un renforcement des aides aux entreprises, avec 1,2 milliard supplémentaires. "Cela me rassure sur le plan matériel", réagit Didier Kling, qui estime que "les aides sont massives". Mais, ajoute-t-il, "il faut aussi garder à l’esprit (…) qu’il y a aussi l’aspect convivial, l’aspect social et l’aspect psychologique. On voit de plus en plus de commerçants en situation de détresse".

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